Dans un communiqué diffusé ce mercredi, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, François Rebsamen, a fait part de ses vifs regrets suite à la décision de l’Assemblée nationale de supprimer les zones à faibles émissions (ZFE), quelques semaines après la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFIT).
Le ministre rappelle que la pollution de l’air représente un enjeu de santé publique majeur, ayant des répercussions graves sur la santé des Français. Pour lui, « il est indispensable d’agir pour la réduire tout en ne pénalisant pas les plus modestes, qui n’ont parfois d’autre choix que de circuler avec des véhicules anciens et polluants ».
Face à la suppression pure et simple des ZFE, François Rebsamen défend une approche plus équilibrée et réaliste, fondée sur la progressivité et l’adaptation aux réalités locales. Il insiste sur la nécessité de maintenir un cadre qui permette d’améliorer la qualité de l’air sans creuser les inégalités sociales et territoriales.
Il rappelle que les ZFE ne concernaient que les grandes agglomérations, là où des solutions de transport alternatives existent. De plus, selon les chiffres fournis, seuls 10 % du parc automobile étaient concernés par l’interdiction des vignettes Crit’Air 3 et 4, la majorité de ces véhicules étant utilisés en zones rurales ou périurbaines, généralement exclues du périmètre des ZFE.
Enfin, le ministre souligne que le Gouvernement reste favorable à une gestion locale des ZFE, laissant aux collectivités la possibilité de définir les périmètres, les règles, et d’introduire des dérogations ciblées, notamment pour les commerçants, artisans ou certaines catégories sociales fragiles.