Hier matin à l’Assemblée nationale, François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a réaffirmé sa position sur les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Dans une intervention remarquée, il s’est déclaré favorable à un assouplissement du dispositif, en insistant sur la nécessité de laisser la main aux maires pour adapter les mesures aux réalités locales.
« À titre personnel, et je le défends au sein du gouvernement — et je suis entendu — je suis favorable à un dispositif qui soit adapté aux réalités locales et facilement déclinable dans les territoires », a-t-il affirmé devant les députés. « Nous devons assouplir le fonctionnement des ZFE. J’en suis persuadé, et il faut que ce dispositif d’assouplissement soit à la main des maires ! »
Accompagné de ses collègues Catherine Vautrin, ministre de la Santé et de la Prévention, et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, François Rebsamen a annoncé la tenue prochaine d’une réunion avec les élus locaux. Objectif : agir concrètement sur la qualité de l’air et la santé publique.
Le ministre a souligné l’importance de repartir des problèmes de santé publique que pose la pollution atmosphérique. Il souhaite cibler en priorité les territoires où la qualité de l’air est en deçà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Il faut réunir les élus des territoires concernés pour faire des propositions concrètes et améliorer les dispositifs existants », a-t-il ajouté.
Son souhait : un cadre national souple, pragmatique, et accepté par les élus. « Il s’agit d’aboutir à un dispositif existant mais pragmatique, accepté par nos élus, et qui prenne en compte la spécificité de chaque territoire. »
Cette prise de position intervient dans un contexte où les ZFE, bien qu’essentielles à la lutte contre la pollution de l’air, font l’objet de critiques dans plusieurs communes pour leur rigidité perçue. En donnant plus de latitude aux maires, François Rebsamen espère concilier impératifs écologiques et acceptabilité locale.