Le concert de rentrée Lalalib est attendu, très attendu. Gratuit et offert à toutes les Dijonnaises et tous les Dijonnais, il promet une soirée exceptionnelle dans un cadre magnifique. Public, artistes et médias seront réunis pour célébrer ce rendez-vous désormais incontournable.
Comme chaque année, la foule ne manquera pas de sortir ses téléphones portables pour immortaliser la scène, les artistes et l’ambiance. Et nous, les médias, serons également présents pour couvrir l’événement en images et en vidéos. Mais contrairement au public, certaines règles strictes nous sont imposées.
Des règles imposées par certains artistes
D’après les directives reçues, plusieurs artistes limitent la prise de photos et vidéos :
- Pour certains, seules les trois premières chansons peuvent être photographiées.
- Dans certains cas, les contenus doivent être envoyés aux équipes des artistes pour validation avant toute publication.
- Pour d’autres encore, seules des captations très limitées (90 secondes maximum) sont autorisées.
Autrement dit, ce ne sont pas la Ville de Dijon ou les organisateurs du festival qui imposent ces restrictions, mais bien certains artistes et leurs équipes.
La position de Dijon Actualités
Nous considérons ces exigences regrettables, surtout dans le cadre d’un concert gratuit, financé par la collectivité, en plein air, sur la voie publique et ouvert à toutes et à tous. Nous respecterons les règles, mais nous ferons le choix de publier nos photos dès demain, avec un emoji sur le visage des artistes qui imposent ces contraintes, afin de marquer notre désaccord. Cela nous évitera de devoir demander des validations auprès de certains artistes.
À moins qu’un ou une Dijonnais·e ne filme la totalité du concert avec son téléphone portable et ne publie la vidéo sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux. Qui sait ? Nous reprendrons peut-être le lien et diffuserons alors l’intégralité de son enregistrement. On voit bien là l’absurdité de certaines règles imposées par certains artistes.
Le plus dommageable, selon nous, est que cette soirée, pensée comme une grande fête populaire, se retrouve parasitée par des conditions dignes de concerts privés en salle. Nous espérons que, lors du prochain Lalalib, certains artistes prendront conscience que de telles règles, dans un tel contexte, s’avèrent absurdes.