À la suite de la publication d’un article intitulé « Demain à 13h30, Chenôve rendra hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 », diffusé le 12 novembre 2024, le maire de Chenôve, Thierry Falconnet, avait pris l’initiative – initiative que nous saluons – de partager celui-ci sur sa page Facebook.
Très rapidement, les réactions n’ont pas tardé. Le premier commentaire est venu de la candidate LFI à Chenôve, Patricia Marc, qui déclare : « Les employé.es municipaux ont été « réquisitionné.es » pour participer à cet hommage. On aurait pu simplement les « inviter. » »
La réponse de Thierry Falconnet se veut ferme et sans détour : « Faux ! Ils ont été libres de leur choix de participer ou non. À Chenôve, il n’y a pas un chef suprême ou un guide omnipotent qui dit quoi penser et quoi faire. Vous avez une bien piètre image de la démocratie communale. « La République, c’est moi » : pas ici. Jamais. Et commencez donc par vos « troupes » qui se plaignent déjà de vos méthodes autoritaires ».
Les soutiens au maire ont ensuite pris part au débat. Oliv Ro Ma No enchaîne : « Patricia Marc il semble que la commémoration de ces attentats causés par des terroristes islamistes revendiqués vous cause des problèmes à LFI… Et c’est très petit, mesquin voire grotesque de supposer que le Maire de Chenôve ait pu » réquisitionner » les employés municipaux. Ça en dit long sur le fonctionnement de votre parti, ou de votre secte avec son guide suprême dont personne ne peut contredire la parole. Restez bien loin de Chenôve, svp ».
Une autre internaute, Bouba Bouffe-miles, réplique également : « Patricia Marc allez diffuser vos fausses rumeurs ailleurs et surtout laisser Monsieur le maire tranquille, Même si je n’ai pas les mêmes opinions politiques que lui ,moi je le respecte déjà en tant qu’homme, Et surtout en tant qu’élu de la République. Personnellement je trouve votre parti nauséabond mais je ne vous attaque pas personnellement . Votre parti se sert de certains musulmans qui ont la carte francaise parce qu’un musulman avec une carte de résidence ne vous intéresse pas ,ben oui il peut pas voter!!! Si la France 🇫🇷 suit vos principes et bien la France 🇫🇷 se trahie elle même, Vous ne représenter rien , Sur ce je vous laisse , pour ma part je dois aller cotiser, ».
Alors même que Thierry Falconnet n’est pas encore officiellement candidat, les échanges révèlent déjà une forte tension politique locale. Ce simple partage d’un article commémoratif aura suffi à déclencher une véritable déflagration verbale sur les réseaux sociaux, où chaque camp semble prêt à en découdre avant même que la campagne municipale ne soit lancée. Les commentaires, très rapidement montés en intensité, témoignent d’un climat où la moindre prise de position publique devient un prétexte à s’affronter à grand renfort d’accusations, de suspicion et de répliques musclées.
Autant dire qu’à Chenôve, l’ambiance est déjà bien installée — et même, pour être honnête, qu’elle est tout de même passablement pourrie. Entre attaques, contre-attaques, soupçons et règlements de comptes à ciel ouvert, le débat politique semble s’embraser au moindre prétexte. Si cela préfigure la suite, la période électorale à venir s’annonce particulièrement électrique, voire explosive.
D. Bernard
Le 20 novembre 2025, les membres de LFI Chenôve nous ont fait savoir qu’ils avaient apporté une réponse aux propos du maire, Thierry Falconnet. Il est vrai que nous aurions dû l’ajouter à l’article, ce que nous faisons aujourd’hui : « Le 13 novembre dernier, nous avons assisté à la cérémonie d’hommage aux victimes des attentats de 2015. La très grande majorité des personnes présentes étaient des employés municipaux ; certains nous ont confié avoir été fortement invités à y assister.
Monsieur le Maire, offusqué que la vérité lui soit rappelée, a dénigré La France Insoumise et son chef de file Jean-Luc Mélenchon, écrivant qu’il n’en voulait « jamais » à Chenôve. Jean-Luc Mélenchon a obtenu 39,35 % en 2022, tandis que Madame Hidalgo n’a recueilli que 2,57 %, malgré une petite visite guidée de la ville. Chenôve est insoumise depuis des années ; encore faudrait-il que Monsieur le Maire connaisse ses administrés !
Quant aux accusations d’autoritarisme à l’encontre de notre tête de liste, Patricia Marc, elles sont bien sûr infondées et donc mensongères. Cette tentative de dénigrement est à la fois risible et indigne ! ».
