Le samedi 29 novembre 2025, la foule était au rendez-vous pour le lancement officiel des festivités de fin d’année à Dijon. Ce moment, très attendu par les habitants, marque le début d’un mois ponctué d’animations, de lumières et de rendez-vous familiaux. C’est la maire de Dijon, Nathalie Koenders, entourée de plusieurs adjoints, qui a donné le coup d’envoi de cette période féerique.
Comme ont pu le constater de nombreux Dijonnais et Dijonnaises, l’événement a rassemblé une affluence particulièrement importante, venue profiter de l’atmosphère chaleureuse et de l’illumination des décorations. Pour la maire, ce fut également l’occasion de prendre un véritable bain de foule, multipliant les échanges, les sourires et les photos avec les habitants.
Un contexte particulier plane également sur cette fin d’année : les prochaines élections municipales auront lieu en mars. Sans surprise, certains candidats étaient présents dans la foule. Thierry Coudert, du Rassemblement Dijonnais, a été aperçu non loin de Nathalie Koenders et des adjoints de la majorité. Il se murmure aussi qu’Emmanuel Bichot aurait été présent, du côté de la place de la Libération.
Scène révélatrice de l’ambiance du jour : « Excusez-moi, il se passe quoi ici ? Pourquoi il y a autant de photographes ? », nous lance une passante descendant la rue de la Liberté avec son mari. Après que nous lui ayons expliqué que la maire était présente, elle s’exclame : « Ah oui, elle est là ! ». Nous prenons également l’initiative de lui indiquer que Thierry Coudert est sur place. Elle répond spontanément : « C’est qui ? ». Nous lui rappelons qu’il est candidat aux prochaines municipales. « Je ne le connais pas, celui-ci ! », conclut-elle.
Il est vrai que Thierry Coudert ne bénéficie pas encore de la notoriété de la maire sortante. Tout au long de l’événement, Nathalie Koenders a multiplié selfies, poignées de main et échanges directs avec les habitants. La scène, indéniablement, témoigne de la popularité de l’édile auprès des Dijonnais et Dijonnaises. Un constat s’impose : la notoriété du candidat Thierry Coudert — comme celle des autres prétendants — reste nettement inférieure à celle de la maire en exercice, dont la popularité se confirme à chaque contact avec le public.
Pourquoi une telle popularité pour Nathalie Koenders ?
La question mérite d’être posée : pourquoi la maire de Dijon bénéficie-t-elle d’une telle sympathie ? Nous avons interrogé plusieurs Dijonnais et Dijonnaises croisés entre la place de la Libération, la rue de la Liberté et la place Darcy.
Un mot revient régulièrement : « Elle est sympa, je l’aime bien. » Une Dijonnaise nous confie : « C’est une femme, ça change tout, vous ne trouvez pas ? » Une autre ajoute : « Elle fait le travail. Et quoi qu’en disent certains, elle n’a rien à voir avec François Rebsamen. » Elle poursuit : « Elle prend des décisions, elle dialogue. Regardez-la : elle est naturelle, pas comme beaucoup de politiques qui sonnent faux. »
Un homme nuance tout en reconnaissant une qualité essentielle : « Je ne l’aime pas, mais je dois bien admettre qu’elle est proche des Dijonnais. Et ça, c’est sa force. »
Plus loin, trois jeunes filles, ravies d’apercevoir la maire, commentent son style : « Moi je la trouve stylée, regardez comme elle est habillée, c’est une tuerie ! » Une autre renchérit : « Et ses baskets, elles sont trop cool. »
Après ces échanges, un constat apparaît clairement : Nathalie Koenders possède ce que les autres candidats n’ont pas (encore) — une combinaison de proximité, d’authenticité et un sens du style qui semble plaire à un public très large, des familles aux jeunes en passant par les habitués du centre-ville. Un avantage non négligeable à l’approche des élections.

Bien qu’elle n’ait pas encore annoncé sa candidature pour les prochaines municipales, un constat s’impose déjà dans le paysage politique dijonnais : Nathalie Koenders occupe une place à part, celle d’une élue en exercice, identifiée, reconnue et régulièrement sollicitée par les habitants. Son statut de maire lui confère naturellement une visibilité accrue, mais il serait réducteur de l’expliquer uniquement ainsi. Les témoignages recueillis dans la foule montrent que sa proximité, sa manière de dialoguer et son image spontanée jouent un rôle essentiel dans la perception qu’ont d’elle de nombreux Dijonnais et Dijonnaise.
Certes, une élection municipale ne se décide ni sur un style vestimentaire, ni sur une attitude détendue, ni sur une paire de baskets. Mais ces détails, qui peuvent sembler anecdotiques, façonnent une personnalité politique jugée « accessible » et « naturelle ». À l’inverse, plusieurs prétendants déclarés peinent encore à être reconnus du grand public — un décalage notable qui rappelle que la notoriété ne s’improvise pas, et que la proximité reste un atout déterminant en politique locale.
Quoi qu’en disent ses futurs adversaires, la popularité demeure un atout, particulièrement dans une ville où la relation humaine occupe une place essentielle. Elle ne suffit pas à assurer une victoire, mais elle s’inscrit comme un élément fort du paysage politique actuel : un avantage réel, presque naturel, qui pourrait peser lourd si Nathalie Koenders venait un jour à se lancer officiellement dans la course. Et, dans les conversations que nous avons entendues, nombreux sont ceux qui estiment qu’il ne fait guère de doute qu’elle briguera un nouveau mandat. L’avenir nous le dira. En attendant, les autres candidats devront redoubler d’efforts pour espérer rivaliser avec sa popularité, tant l’écart semble aujourd’hui considérable.











