Trois réunions publiques consacrées au budget primitif 2026 de la Ville de Dijon ont récemment été organisées par la municipalité. Présentées comme un exercice de « dialogue et de transparence », elles ont au contraire été perçues par la liste Dijon Populaire comme une démonstration de verticalité politique et de refus du débat citoyen. Dans un communiqué diffusé à l’issue des rencontres, le mouvement pointe une « confiscation » du débat démocratique et appelle à une refonte profonde de la gouvernance locale.
Communiqué de presse du 8 décembre 2025 :
Dijon : débat d’orientation budgétaire confisqué par la Maire, il est temps de régénérer la démocratie locale !
Quand la Maire Mme Koenders a décidé de présenter le budget primitif 2026 de la Ville aux dijonnais·es, on aurait pu s ’ attendre à ce que ces dernier·es puissent donner leur avis. Ce budget, qu ’ elle annonce être « celui des dijonnais·es » n’a pas encore été voté par le Conseil Municipal et les orientations budgétaires sont éminemment politiques, porteuses de valeurs et d’un programme de vie pour les citoyen·nes. « C’est un exercice de dialogue et de transparence sur le débat d’orientation budgétaire » annonce-t-elle d’entrée. Tout ce vernis, pour qu ’immédiatement, Mme La Maire refuse de donner la parole à celles et ceux qui pourraient la contredire. “Ici on ne fait pas de politique !”
Pourquoi alors se présenter aux habitant·es ? Sauf à en faire un exercice d’autosatisfaction de son bilan, on comprend mal l’écart entre la volonté annoncée de démocratie participative et le mépris avec lequel Mme la Maire traite celles et ceux qui ne seraient pas d’accord et qui viendraient mettre un grain de sable dans un système bien huilé et bien verrouillé.
L’incohérence du discours se poursuit lorsque la Maire PS reproche aux gouvernements successifs de priver Dijon de ressources importantes, alors que cette dynamique s’est amplifiée depuis la présidence PS de François Hollande et que, dans le même temps, l’ex-maire PS François Rebsamen, illégitime ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation de l’illégitime gouvernement Bayrou, aura contribué à sauver Macron, ses budgets austéritaires et ses cadeaux aux riches et aux puissants.
Les insoumis·es de Dijon Populaire ont malgré tout pris la parole pour dénoncer une vision à court-terme et un manque de stratégie ambitieuse pour faire face aux crises sociales, démocratiques et écologiques que nous traversons. Il est temps de régénérer la démocratie locale et d’entamer une vraie bifurcation politique !
L’heure est venue de rompre avec les programmes néolibéraux qui n’ont fait qu ’ accroître les inégalités, la bétonisation, et la hausse des loyers. L’aménagement du territoire ne satisfait plus que la circulation des marchandises, au détriment des besoins quotidiens des habitant·es qui subissent de plein fouet la hausse de la pauvreté. Les plus précaires sont relégué·es hors du centre-ville, loin du prestige creux de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin.
Au contraire, Dijon Populaire prône une vision à long terme qui se soucie des biens communs et de leur extension plutôt que de la génération de profits, qui se soucie du bien-être et de la dignité des personnes au quotidien plutôt que du classement international de la ville. Nous entamerons avec les dijonnais·es une planification écologique et un plan de lutte contre la pauvreté et les inégalités, car dans les crises, ce sont toujours les plus précaires, les femmes, les minorités de genre, les personnes racisées et les personnes en situation de handicap qui sont le plus durement touchées. Nous redonnerons de nouveaux droits à la population et pèserons sur les orientations de la métropole pour planifier une municipalisation des ressources (à commencer par l’eau), une mise en régie publique des réseaux (pour tendre aux transports en commun gratuits) et un accès à une alimentation de qualité pour l’ensemble des dijonnais·es (via des expérimentations de Sécurité Sociale Alimentaire ou Restaurants Populaires Municipaux par exemple).
N’ en déplaise à Mme la Maire, nous n ’ignorons pas «comment fonctionne une collectivité», mais nous défendons une autre ambition pour une ville plus populaire et solidaire. Aux dijonnais·es qui ne supportent plus cette verticalité du pouvoir : Rejoignez-nous pour construire notre programme pour Dijon, le présenter et le défendre. Ensemble, inventons un nouveau communalisme !
