Ce qui devait être un achat banal s’est transformé en véritable cas d’école. En cherchant simplement un nouvel arbre à chat pour sa “mimine”, notre webmaster est tombé sur un prix pour le moins déconcertant : 857,92 € pour un arbre à chat de la marque Yaheetech, modèle 149 cm gris foncé. Un tarif déjà inattendu… mais qui devient stupéfiant lorsqu’on découvre que le même produit était affiché à 49,99 € seulement quatre jours plus tôt.
De 49,99 € à 857,92 € : une explosion tarifaire incompréhensible
Le 4 décembre 2025, l’article apparaissait encore à 49,99 €, comme n’importe quel arbre à chat de gamme standard. Le 8 décembre, il culminait à 857,92 €, une augmentation supérieure à 1 600 %. Aucune signalisation particulière, aucune rupture de stock indiquée, aucun changement de vendeur clairement visible. Juste un prix devenu, du jour au lendemain, totalement disproportionné.

Un “prix de comparaison” à 1 715,84 € : un chiffre qui pose question
Sur la fiche produit, le vendeur affichait un “prix de comparaison” de 1 715,84 €, supposé représenter la valeur initiale du produit. Un tarif qui ne correspond à aucun prix généralement constaté pour ce type d’accessoire, même haut de gamme. Cette pratique, déjà régulièrement dénoncée par les associations de consommateurs, interroge sur la clarté des informations fournies au client.
Paiement en 4 fois : 220,14 € par mois pour un arbre à chat
Autre élément surprenant : la possibilité offerte par Cdiscount de régler l’achat en 4 mensualités de 220,14 €. Un système de paiement fractionné qui donne l’impression d’un produit de luxe, alors qu’il s’agit d’un simple arbre à chat destiné à remplacer celui abîmé de “mimine”.

Sur d’autres sites : un modèle très proche, mieux équipé, et de la même marque… à 65,99 €
Pour mesurer l’ampleur de l’écart, notre rédaction a comparé avec d’autres références. Sur ManoMano, un arbre à chat de la même marque Yaheetech, très similaire, mieux doté en accessoires, et appartenant à la même gamme de produit, était vendu 65,99 €, prix conseillé 101,99 €. Ce n’est pas exactement le même modèle, mais la ressemblance est évidente et le niveau d’équipement comparable… voire supérieur. Difficile, dès lors, de comprendre la logique du prix affiché sur Cdiscount.

Marketplace : des dérives qui continuent de se multiplier
L’incident de cet arbre à chat n’est pas un cas isolé mais le symptôme d’un phénomène plus large qui gagne du terrain sur les marketplaces. Ces plateformes, conçues pour mettre en relation vendeurs tiers et consommateurs, sont aujourd’hui devenues des environnements où cohabitent bonnes affaires, erreurs manifestes et pratiques tarifaires difficiles à justifier. Les variations extrêmes de prix, les “prix barrés” opaques, les fiches produits manquant de transparence et les hausses soudaines sans explication claire contribuent à brouiller la lisibilité de l’offre.
La plateforme, qui sert d’intermédiaire, se dédouane souvent en expliquant ne pas fixer les prix — mais c’est justement cette absence de contrôle réel qui permet à certaines dérives de prospérer. Pour le consommateur, ce flou n’est plus un simple désagrément : il devient un risque, surtout lorsqu’un simple accessoire pour animaux peut se retrouver affiché à des tarifs dépassant largement ceux de produits bien plus techniques. Cette situation révèle une nécessité urgente : celle d’un encadrement plus strict, ou à tout le moins d’une exigence de transparence renforcée, afin que le client ne se retrouve pas seul face à des étiquettes qui défient le bon sens.
Un rappel : la vigilance reste essentielle, même pour un achat simple
Ce qui devait être un achat sans histoire pour remplacer un accessoire pour chat s’est transformé en exemple frappant de dérive tarifaire. Comparer, vérifier et recouper les prix n’est plus un réflexe facultatif, mais une nécessité. L’affaire pose une question simple et dérangeante : comment un consommateur peut-il avoir confiance lorsqu’un produit du quotidien peut varier de 65 € à près de 900 € en quelques jours ?
Au vu de ces écarts de prix, de ces hausses inexpliquées et de ces fiches produits qui brouillent plus qu’elles n’informent, une chose apparaît évidente : Cdiscount aurait tout intérêt à faire un sérieux ménage sur sa marketplace. Nettoyer les offres douteuses, encadrer davantage les vendeurs tiers, renforcer la transparence des prix et mettre fin aux comparatifs fantaisistes serait non seulement bénéfique pour les consommateurs, mais aussi indispensable pour préserver la confiance envers la plateforme. Car tant que de telles dérives resteront possibles, l’acheteur aura toujours le sentiment qu’il doit enquêter avant de cliquer — là où il devrait simplement pouvoir acheter en toute sérénité.
