Dans un communiqué diffusé aujourd’hui même, Maxime Ferreira, vice-président de Notre Nation Côte-d’Or, fustige ce qu’il qualifie de « déconnexion totale d’une partie de la classe politique », tant sur les enjeux internationaux que sur les réalités locales.
Au cœur de sa prise de position : le Venezuela. L’élu s’indigne de certaines déclarations de responsables politiques français qui, selon lui, reprennent « sans distance » l’argumentaire de la gauche radicale, allant jusqu’à minimiser, voire excuser, le régime de Nicolás Maduro. « Fermer les yeux sur la réalité du Venezuela, c’est ignorer volontairement le calvaire vécu par son peuple », affirme-t-il, rappelant un pays frappé par la famine, l’absence de médicaments, une inflation galopante, la répression politique et des élections verrouillées. Plus de sept millions de réfugiés auraient fui le pays.
Pour Maxime Ferreira, le sujet dépasse largement le cadre idéologique. « Ce n’est pas une opinion, c’est une réalité », insiste-t-il, dénonçant une contradiction qu’il juge flagrante : la condamnation unanime de la dictature iranienne, tout en relativisant celle du Venezuela. « Pourquoi la dictature serait-elle condamnable en Iran mais excusable au Venezuela ? », interroge-t-il, pointant une lecture politique à géométrie variable de l’oppression des peuples.
Mais au-delà des débats internationaux, Maxime Ferreira recentre surtout son propos sur la Côte-d’Or, où, selon lui, l’urgence est ailleurs. Il évoque la nouvelle mobilisation des agriculteurs, notamment dans les 3ᵉ et 5ᵉ circonscriptions : des professionnels « épuisés », étranglés par les normes, les charges et les prix imposés, contraints de manifester une fois encore dans le froid.
Dans le même temps, Maxime Ferreira dénonce une vie politique locale qu’il juge déconnectée : cérémonies de vœux, discours feutrés et « flûtes de crémant à la main », pendant que « la réalité ne s’invite plus dans les salles ». Il alerte également sur la situation sanitaire au CHU de Dijon, où la première semaine de janvier aurait vu des temps d’attente aux urgences atteindre jusqu’à vingt-sept heures. Une situation qu’il qualifie d’alarmante pour les patients comme pour les soignants.
« On oublie toujours les mêmes : ceux de la première ligne, les cabossés, les malades, ceux qui n’ont plus la force de bloquer une route ni d’attendre des heures dans un couloir d’hôpital », déplore-t-il.
Dans une conclusion sans détour, Maxime Ferreira appelle à une politique recentrée sur l’essentiel. « La politique n’est pas un entre-soi, ni une tournée de janvier. Elle commence là où la réalité fait mal », affirme-t-il, plaidant pour que « les Français soient enfin remis au cœur des décisions, en Côte-d’Or comme ailleurs ».
Communiqué de presse du 6 janvier 2026 :
Depuis plusieurs jours, certains responsables politiques s’illustrent par des prises de position internationales aussi bruyantes que déconnectées du réel. Sur le Venezuela, des discours sont relayés qui reprennent sans distance l’argumentaire de la gauche radicale, allant jusqu’à réclamer, directement ou indirectement, le retour de Nicolás Maduro.
Il faut être clair. Fermer les yeux sur la réalité du Venezuela, c’est ignorer volontairement le calvaire vécu par son peuple. Un peuple affamé, un pays sans médicaments, une inflation qui détruit toute dignité, des opposants emprisonnés, des élections verrouillées. Plus de sept millions de réfugiés ont fui leur pays.
Ce n’est pas un débat idéologique, ce n’est pas une opinion : c’est une réalité. Et ce qui choque davantage encore, c’est la contradiction flagrante. Car dans le même temps, ces mêmes responsables politiques dénoncent – à juste titre – la dictature iranienne et appellent la communauté internationale à soutenir un peuple opprimé par un régime autoritaire et violent. Alors une question simple se pose : pourquoi la dictature serait-elle condamnable en Iran, mais excusable au Venezuela ? Pourquoi l’oppression serait-elle intolérable quand elle est religieuse, mais acceptable lorsqu’elle se drape d’un discours idéologique de gauche ?
La vérité est simple : une dictature reste une dictature. La souffrance d’un peuple ne dépend pas de l’étiquette politique.
Mais pendant que certains élus refont le monde à distance, ici, en Côte-d’Or, la réalité est tout autre. Les agriculteurs sont de nouveau mobilisés, dans la 3ᵉ comme dans la 5ᵉ circonscription. Des femmes et des hommes épuisés, étranglés par les normes, les charges, les prix imposés et l’indifférence. Ils sont dehors, dans le froid, encore.
Pendant ce temps-là, la politique locale se donne rendez-vous dans les salles de vœux. Au chaud. Flûte de crémant dans la main gauche. Des bulles dans les verres, des bulles politiques dans les discours, et une gauche institutionnelle qui parle beaucoup mais ne touche plus le sol.
Pendant ce temps-là également, au CHU de Dijon, la première semaine de janvier a atteint un niveau alarmant, avec jusqu’à vingt-sept heures d’attente aux urgences. Vingt-sept heures pour des malades, pour des personnes âgées, pour des familles inquiètes, pour des soignants à bout. Voilà la réalité de la Côte-d’Or.
Et dans tout cela, on oublie toujours les mêmes : les gens de la première ligne, les cabossés, les usés, les malades. Ceux qui n’ont plus la force de bloquer une route, ni d’attendre des heures dans un couloir d’hôpital.
Depuis trop d’années, une partie de la classe politique ne roule plus que pour elle-même. Pour les mandats, pour les carrières, pour les équilibres d’appareil, pour être bien placé aujourd’hui et encore mieux placé demain.
La politique n’est pas un entre-soi. Elle n’est pas une tournée de janvier. Elle n’est pas une bulle hors-sol. Elle commence là où la réalité fait mal, elle se juge à ce qu’elle protège, et elle n’a de sens que lorsqu’elle remet enfin les Français au cœur, en Côte-d’Or comme ailleurs.
Maxime Ferreira
Notre Nation Côte d’Or
