Le rugby peut parfois mener bien plus loin que les terrains locaux. À Dijon, une équipe de jeunes joueurs du Stade Dijonnais nourrit l’espoir de traverser l’Atlantique au printemps prochain. Le club travaille actuellement à l’organisation d’un séjour sportif et culturel aux États-Unis pour sa catégorie M14, avec la Pennsylvanie comme point de chute.
Si le projet aboutit, 46 adolescents auront l’occasion de découvrir un autre visage du rugby, mais aussi une autre manière de vivre. Des échanges sont prévus avec un club local, le Blackthorn Rugby Club, qui accueillera les jeunes Bourguignons pour des entraînements communs et des rencontres amicales. Le programme comprend également des sorties à Philadelphie et des temps de vie collective pensés pour favoriser la cohésion du groupe.
Rendre l’expérience accessible à toutes les familles
Un tel déplacement représente toutefois un investissement important. Le budget total est estimé à 1 660 euros par participant, incluant le transport aérien, l’hébergement, les repas, les déplacements sur place, les activités culturelles et les assurances. Conscient que cette somme pourrait freiner certaines familles, le club souhaite limiter leur reste à charge à 500 euros, le complément devant être financé par des soutiens extérieurs.
Appel à la solidarité locale
Pour y parvenir, le Stade Dijonnais s’est tourné vers le public et le tissu économique local. Une collecte de dons est en cours, avec la possibilité pour les contributeurs de bénéficier de déductions fiscales. Le club précise que l’intégralité des sommes récoltées sera affectée au projet, sans frais de fonctionnement.
Derrière cette initiative, on trouve notamment l’engagement d’un parent de joueur, Stéphane Lombardie, qui a porté l’idée avant qu’elle ne soit reprise collectivement par le club. Aux États-Unis, le partenariat se met également en place, le club américain se disant prêt à accueillir les jeunes Dijonnais pour ce temps d’échange sportif et culturel.
Bien plus qu’un simple déplacement
Au-delà de la performance sportive, les encadrants mettent en avant la dimension éducative du projet : découverte d’un autre pays, apprentissage de la vie en collectivité, autonomie, ouverture culturelle. Autant d’éléments qui, selon le club, participent pleinement à la formation des jeunes, sur le terrain comme en dehors.
Reste désormais à réunir les fonds nécessaires pour transformer ce rêve en réalité. Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si les jeunes rugbymen dijonnais pourront, au mois d’avril, fouler des terrains américains.
