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Dijon et son agglomération

Vœux 2026 de Dijon métropole : François Rebsamen célèbre 50 ans d’intercommunalité, défend la décentralisation et appelle au vivre-ensemble

Dernière mise à jour : 10 janvier 2026 10h02
il y a 9 heures
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Devant un public composé d’élus, de représentants de l’État, d’acteurs économiques et associatifs, François Rebsamen, président de Dijon métropole et ancien ministre, a prononcé un discours dense et politique à l’occasion de la cérémonie des vœux 2026, marquée par un anniversaire symbolique : les 50 ans de la construction intercommunale dijonnaise.

Dès l’ouverture, le président rappelle que « cela fait 50 ans, en effet qu’a débuté cette belle construction intercommunale qui nous a engagés sur la voie d’un avenir partagé et qui a progressivement façonné la métropole d’équilibres dans laquelle nous vivons aujourd’hui ».

De cinq communes à une métropole de 23 communes

François Rebsamen revient longuement sur l’histoire institutionnelle du territoire. Il rappelle que « le district de l’agglomération dijonnaise né en 1976 regroupait alors 5 communes : Ahuy, Chenôve, Dijon, Plombières-lès-Dijon et Saint-Apollinaire ».

Puis, étape après étape, la structure s’est élargie et renforcée : « Ce district, il s’est mué tout d’abord en communauté d’agglomération puis en communauté urbaine, avant de devenir une métropole de 265 000 habitants forte et ambitieuse, qui fédère aujourd’hui nos 23 communes et apporte à l’ensemble autant qu’elle en reçoit. »

Il rappelle également les premières compétences exercées : « Le district gérait les bus, et la collecte des ordures ménagères. À sa création, le district a fait naître un service logement et pris en charge la réalisation des deux grandes zones industrielles (Longvic et Cap Nord). »

Parmi les grands projets structurants engagés ensuite, il cite : « le tramway bien sûr, les opérations de renouvellement urbain dans 6 quartiers, la piscine olympique, le Zénith, la piétonisation du cœur de ville, le centre de tri des déchets… »

Une écologie « populaire et concrète »

Sans dresser de bilan chiffré détaillé, François Rebsamen affirme sa « fierté de présider aux destinées d’un territoire de cohésion et d’action, précurseur en matière d’écologie, – la vraie écologie, une écologie populaire et concrète – qui compte aujourd’hui 100 000 emplois avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale et un réseau de chaleur qui dessert plus de 55 000 foyers ».

Il revendique une métropole fondée sur des équilibres multiples : « tout à la fois urbaine et rurale ; dense et à taille humaine ; dynamique et douce à vivre ; audacieuse et pragmatique ; ancrée dans la réalité de la vie quotidienne et locomotive de grands projets ; fière de son histoire et tournée vers l’avenir. »

Attractivité et croissance démographique

S’appuyant sur les données de l’Insee, le président souligne la dynamique démographique locale : « Selon l’étude publiée par l’Insee le mois dernier, Dijon métropole a gagné 7 540 habitants entre 2017 et 2023. C’est une croissance démographique de 0,5 % par an. » Il ajoute : « près de la moitié des habitants de Côte-d’Or – 48 % pour être tout à fait précis – habitent Dijon métropole », et rappelle que le territoire est reconnu comme attractif : « la métropole française de taille intermédiaire la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Lloyd. »

Mais cette dynamique locale s’inscrit dans un contexte national préoccupant : « Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, notre pays enregistre davantage de décès que de naissances sur un an. Ce croisement des courbes déstabilise nos équilibres sociaux. »

Il évoque alors la nécessité d’agir pour toutes les générations : « Cela implique d’une part la prise en compte des attentes des seniors ; celle des besoins du grand âge, (…) mais cela implique aussi d’offrir aux jeunes couples un cadre de vie et de travail qui les rassure sur leurs capacités à mettre au monde et à élever des enfants dans de bonnes conditions. »

Municipales 2026 : appel à la participation citoyenne

À quelques mois des élections municipales, François Rebsamen formule un vœu explicite : « que cette confiance se traduise par une mobilisation des électeurs et que l’abstention soit la grande perdante de ces futures élections. »

Il défend aussi fortement l’intercommunalité : « C’est l’échelle du dépassement – dépassement des clivages politiques, des individualités, des intérêts particuliers – ce qui en fait le lieu du dialogue et du compromis constructif. »

Et il insiste sur le climat politique au sein de la métropole : « À la métropole, contrairement à l’échelon municipal qui est parfois plus politisé, nous travaillons tous main dans la main même si nos sensibilités politiques sont différentes. »

Décentralisation : « un choix de société »

Le président consacre une large partie de son discours à la décentralisation, qu’il qualifie de « choix de société ». Il cite François Mitterrand : « La France a eu besoin d’un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd’hui besoin d’un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire. »

Il plaide pour : « donner aux collectivités locales une forme d’autonomie dans la République, et un pouvoir normatif d’adapter aux réalités locales la loi votée par le Parlement. »

Il réclame aussi : « des moyens financiers à la hauteur des enjeux » et une simplification administrative : « La liberté d’agir passe aussi par la simplification, la réduction des normes et des contraintes inutiles. »

Europe et géopolitique

Sur le plan international, François Rebsamen alerte : « Alors que les équilibres mondiaux ont été renversés sous l’effet d’une diplomatie américaine brutale et d’une menace russe, l’Europe semble prise en étau. »

Il affirme : « face à ces dangers, le besoin d’Europe n’a jamais été aussi grand », tout en appelant à un renouveau du projet européen et à une Europe des territoires.

Vivre ensemble et valeurs républicaines

Pour conclure, le président insiste sur la cohésion sociale : « Quels que soient nos origines, notre religion de foi ou de culture, notre sexe, notre orientation sexuelle, nous partageons tous le même destin, celui de la France ; nous avons des droits et des devoirs et nous avons tous les mêmes. »

Et appelle à : « plus de justice sociale, plus d’égalité ; plus de tolérance et plus de solidarité. »

Avant de conclure solennellement : « Bonne année, vive la République, vive la France, et vive Dijon métropole, ses 23 communes et tous leurs habitants, au cœur de cette belle région. »


En images — Les vœux 2026 rassemblent habitants et élus au Zénith de Dijon


CÉRÉMONIE DES VŒUX 2026
ALLOCUTION DE FRANÇOIS REBSAMEN, PRÉSIDENT DE DIJON MÉTROPOLE,
ANCIEN MINISTRE

Monsieur le secrétaire général de la Préfecture de la Côte-d’Or, Denis Bruel représentant le préfet de la région Bourgogne – Franche-Comté,

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Monsieur le président du conseil régional de Bourgogne – Franche-Comté, cher Jérôme Durain,

Monsieur le président du conseil départemental de Côte-d’Or, François Sauvadet,

Madame la maire de Dijon, chère Nathalie Koenders,

Mesdames, Messieurs les maires de la métropole dijonnaise,

Mesdames, Messieurs les élus du conseil municipal et du conseil métropolitain,

Mesdames, Messieurs les représentants des autorités judiciaires, civiles, militaires et religieuses,

Mesdames, Messieurs les représentants du monde économiques et associatifs,

Mesdames, Messieurs,

Merci tout d’abord à la Maire de Dijon pour son message de vœux, qu’elle a choisi de placer cette année sous le signe de la cohésion et de la fraternité. Nous sommes en phase, cela ne vous étonnera pas beaucoup.

Nous étions convenus, elle et moi, de faire court cette année. C’est donc à moi qu’il revient – une fois n’est pas coutume – de tenir la promesse que nous avions fait conjointement mais qu’elle a allègrement transgressée.

Avant d’aborder les vœux traditionnels qui nous réunissent ici, laissez-moi pour commencer évoquer un anniversaire important de l’année 2026 : cela fait 50 ans, en effet qu’a débuté cette belle construction intercommunale qui nous a engagés sur la voie d’un avenir partagé et qui a progressivement façonné la métropole d’équilibres dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Aujourd’hui grâce à la loi NOTRé, l’ensemble des 35 000 communes de notre belle France est regroupé en Établissements publics de coopération intercommunale. On s’appelle, selon la taille :

– Communauté de commune si on regroupe moins de 50 000 habitants

– Communauté d’agglomération ou communauté urbaine, lorsque l’on compte plus de 50 000 habitants

– Et métropole, si l’on regroupe plus de 250 000 habitants

Il a fallu 24 ans pour couvrir tout le territoire et permettre aux communes de France, de 1992 à 2026, d’investir ensemble dans l’intérêt des habitants de nos communes. Il n’empêche, certains politiciens très conservateurs, il faut bien le reconnaitre, voudraient remettre cette coopération en cause ; comme si l’argent public devait servir à faire des salles polyvalentes dans toutes les communes de France alors même qu’il manque près de 100 000 logements.

Bref, tout cela pour vous dire que cette métropole, elle a une histoire que je ne vais pas vous conter en détails, mais seulement en quelques mots. Certains d’entre vous l’ignorent, le district de l’agglomération dijonnaise né en 1976 regroupait alors 5 communes : Ahuy, Chenôve, Dijon, Plombières-lès-Dijon et Saint-Apollinaire.

Ce district, il s’est mué tout d’abord en communauté d’agglomération puis en communauté urbaine, avant de devenir une métropole de 265 000 habitants forte et ambitieuse, qui fédère aujourd’hui nos 23 communes et apporte à l’ensemble autant qu’elle en reçoit.

Rien ne s’est donc fait en un jour, et je veux ici rendre hommage aux élus visionnaires que furent Roland Carraz et Jean Royer. Deux ans plus tard, ces 5 communes fondatrice furent rejointes par Fontaine-lèsDijon, Longvic, Quetigny et Talant. Le district gérait les bus, et la collecte des ordures ménagères. À sa création, le district a fait naitre un service logement et pris en charge la réalisation des deux grandes zones industrielles (Longvic et Cap Nord).

Il a progressivement gagné de nouvelles compétences (gestion des sols, crématorium et cimetière intercommunal, développement économique…), simultanément à l’adhésion de nouvelles communes : en 1999, il compte alors 16 communes.

Le 1er janvier 2000 est une date importante, avec la création de la communauté d’agglomération. D’abord baptisée « Comadi », que j’ai renommée ensuite « le Grand Dijon » au moment où nous entreprenions un certain nombre de projets majeurs qui ont métamorphosé la physionomie de notre agglomération : le tramway bien sûr, les opérations de renouvellement urbain dans 6 quartiers, la piscine olympique, le Zénith, la piétonisation du cœur de ville, le centre de tri des déchets… De nouvelles communes entrent dans le cercle, et nous sommes alors devenus 24, et c’est parce qu’il a acquis la compétence voirie que le Grand Dijon a pu entreprendre sa transformation en communauté urbaine, en 2014.

Le fait que notre zone d’emploi compte plus de 400 000 habitants et accueille une capitale régionale sont les deux éléments qui nous ont permis ensuite d’accéder au statut de métropole par décret du 25 avril 2017, avec un projet que nous avons alors élaboré puis révisé en 2023.

Je ne me livrerai pas, période pré-électorale oblige, à un quelconque bilan. Egalement parce que ce serait trop long, tant nous avons construit. Juste vous dire en quelques mots ma fierté de Présider aux destinées d’un territoire de cohésion et d’action, précurseur en matière d’écologie, – la vraie écologie, une écologie populaire et concrète – qui compte aujourd’hui 100 000 emplois avec un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale et un réseau de chaleur qui dessert plus de 55 000 foyers.

À Dijon métropole, nous avons toutes les raisons d’être optimistes et de croire en l’avenir. Nos 23 communes sont très complémentaires, avec un sens aigu l’intérêt général et de la communauté de destin que nous formons, tout en restant ouvertes sur l’extérieur et attentives aux interactions et relations avec les territoires qui nous entourent.

Dijon métropole, c’est la capitale régionale ! Et c’est un peu le moteur qui tire vers le haut dans beaucoup de domaines et notre grande région BFC, soyons-en fiers et persuadés, ce n’est pas Jérôme Durain qui me démentira, je le salue d’ailleurs avec beaucoup d’amitié.

Cela n’empêche pas que nous sommes une métropole de proximité, présente dans la vie quotidienne des habitants, et qui rend chaque jour un nombre considérable de services aux usagers, quelle que soit la taille ou le caractère urbain ou rural de la commune dans laquelle ils résident.

Forts de nos diversités et des complémentarités que je viens d’évoquer, riches du lien que nous voulons entretenir avec nos territoires voisins, nous avons façonné, je le crois, une métropole d’équilibres : tout à la fois urbaine et rurale ; dense et à taille humaine ; dynamique et douce à vivre ; audacieuse et pragmatique ; ancrée dans la réalité de la vie quotidienne et locomotive de grands projets ; fière de son histoire et tournée vers l’avenir. En somme, une métropole qui ose voir loin pour continuer à écrire avec autant d’ambition que d’esprit de cohésion sa belle histoire commune.

Ces particularités expliquent sans doute notre attractivité et notre vitalité démographique. Une dynamique qui porte la démographie du département et de la région. Selon l’étude publiée par l’Insee le mois dernier, Dijon métropole a gagné 7 540 habitants entre 2017 et 2023. C’est une croissance démographique de 0,5% par an, et je la crois juste et mesurée. Elle est le fruit d’une stratégie collective ambitieuse qui s’appelle l’attractivité et qui attire de très nombreux cadres et leurs familles, comme le confirme l’INSEE, tordant le cou à ceux qui veulent nous faire croire à la venue de migrants.

Je ne me prive à ce propos pas de rappeler que près de la moitié des habitants de Côte-d’Or – 48 % pour être tout à fait précis – habitent Dijon métropole, qui est – ce n’est pas moi qui le dit – la métropole française de taille intermédiaire la plus attractive de France selon le baromètre Arthur Lloyd. Ces bonnes nouvelles locales ne doivent pour autant pas éclipser le tournant démographique dans lequel notre société est désormais entrée et nous avons à en prendre la pleine mesure tant l’enjeu est décisif. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, notre pays enregistre davantage de décès que de naissances sur un an. Ce croisement des courbes déstabilise nos équilibres sociaux.

Cela implique d’une part la prise en compte des attentes des seniors ; celle des besoins du grand âge, cela implique la favorisation du lien intergénérationnel cher à la Maire de Dijon, mais cela implique aussi d’offrir aux jeunes couples un cadre de vie et de travail qui les rassure sur leurs capacités à mettre au monde et à élever des enfants dans de bonnes conditions. C’est un grand défi collectif. État, régions, départements, bloc communal : nous sommes tous appelés à agir en conséquence.

Alors, 2026 sera marquée par deux rendez-vous essentiels pour la vie démocratique de notre pays. Le premier, personne ne l’ignore, concerne les élections municipales. Les élections sénatoriales viendront ensuite, en septembre, pour le renouvellement de la moitié de l’une des deux assemblées de notre parlement et qui est, à titre principal, le parlement des collectivités locales.

Dans la désaffection qui malheureusement frappe la classe politique, les maires et les élus locaux sont ceux qui conservent la confiance de leurs concitoyens. Je forme à cet instant mon premier vœu : que cette confiance se traduise par une mobilisation des électeurs et que l’abstention soit la grande perdante de ces futures élections.

Vous le savez, nous sommes avec François Patriat, d’ardent défenseur de l’intercommunalité. C’est l’échelle du dépassement – dépassement des clivages politiques, des individualités, des intérêts particuliers–, ce qui en fait le lieu du dialogue et du compromis constructif.

À la métropole, contrairement à l’échelon municipal qui est parfois plus politisé, nous travaillons tous main dans la main même si nos sensibilités politiques sont différentes. Certains sont un peu plus à gauche, d’autres un peu moins à gauche, – cela situe le barycentre de la métropole -, cela n’empêche pas d’aller de l’avant. Qu’il me soit permis de souhaiter, pour 2026, que nous puissions continuer dans cette voie.

Cet espace métropolitain, c’est aussi la dimension qui permet à la fois d’agir en proximité sur les réalités immédiates concrètes mais aussi de penser l’avenir pour relever les défis de long terme. L’union fait la force, dit un vieux dicton. C’est d’ailleurs la devise de beaucoup de pays, dont notre voisin la Belgique, qui est d’ailleurs aussi un peu la Bourgogne historique. Pour moi cette devise est celle des intercommunalités.

Je souhaite donc et ce sera mon second vœu que l’échelon intercommunal, tout comme l’échelon communal, soit encouragé et renforcé.

Ce second vœu est fidèle à l’esprit de François Mitterrand et de Pierre Mauroy, car c’est un renforcement de la décentralisation. « La France a eu besoin d’un pouvoir fort et centralisé pour se faire. Elle a aujourd’hui besoin d’un pouvoir décentralisé pour ne pas se défaire ». Cette phrase n’a jamais été aussi pertinente. Pour cela, il faut aller vers un fédéralisme à la Française, c’est-à-dire en réalité donner aux collectivités locales une forme d’autonomie dans la République, et un pouvoir normatif d’adapter aux réalités locales la loi votée par le Parlement.

La décentralisation, Mesdames et messieurs, c’est un choix de société : c’est le choix d’une République forte et sure d’elle-même qui reconnaît et embrasse les spécificités locales, qui fait confiance, qui parvient à concilier unité et diversité, cohésion et adaptation.

Je ne crois pas aux mesures toutes faites, décidées en verticalité, appliquées de manière uniforme, à marche forcée, partout et tout le temps. Il faut prendre en compte les contextes, les réalités et les spécificités locales. Le nouvel acte de décentralisation voulu par le Premier ministre doit nécessairement déboucher sur une plus grande liberté d’agir. Telle est la conviction défendue par les élus, exprimée au 107ème congrès de l’Association des maires de France fin novembre, et dans la résolution de France urbaine qui appelle à confier aux grandes agglomérations et aux métropoles le statut d’autorités organisatrices de la transition écologique

Cette liberté d’agir doit s’accompagner de moyens financiers à la hauteur des enjeux. À cet égard j’avais défendu en tant que ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation une programmation pluriannuelle des finances locales afin de donner plus de visibilité aux collectivités. La liberté d’agir passe aussi par la simplification, la réduction des normes et des contraintes inutiles. Les français font confiance aux élus locaux, il serait temps que les technos de Bercy en fassent autant.

Je me réjouis aussi de l’adoption définitive de la loi créant le statut de l’élu, à trois mois des municipales et malgré un contexte politique national particulier. Un texte que j’ai défendu avec détermination en tant que ministre et qui – j’en ai l’intime conviction – saura encourager l’engagement et sécuriser l’exercice du mandat au bénéfice de la démocratie de proximité.

La décentralisation est une voie d’avenir et je la crois capable de porter cet optimisme auquel se réfèrent nos vœux pour cette année nouvelle.

J’identifie une autre voie d’avenir et ce sera mon troisième vœu : c’est l’approfondissement de l’intégration européenne. Alors que les équilibres mondiaux ont été renversés sous l’effet d’une diplomatie américaine brutale et d’une menace russe, l’Europe semble prise en étau. À cela vient s’ajouter la domination commerciale de la Chine. Or face à ces dangers, le besoin d’Europe n’a jamais été aussi grand, et ceux qui chez nous, en France, la remettent en question font preuve d’une dangereuse inconscience.

Cela n’exclut pas de constater que le projet européen a besoin d’un second souffle pour s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques et aux nouveaux défis économiques, environnementaux et technologiques. Les territoires ont un rôle à y jouer à travers des partenariats et des coopérations. Je crois à la France des territoires comme à l’Europe des territoires.

Mon dernier vœu concerne notre « vivre ensemble ». Quels que soient nos origines, notre religion de foi ou de culture, notre sexe, notre orientation sexuelle, nous partageons tous le même destin, celui de la France ; nous avons des droits et des devoirs et nous avons tous les mêmes.

Forts de nos valeurs de laïcité et d’universalisme, unis malgré nos diversités, nous pourrons lutter contre les dangers qui menacent notre vivre ensemble et agir pour plus de justice sociale, plus d’égalité ; plus de tolérance et plus de solidarité. Mesdames et Messieurs, chers amis, je vous souhaite une très bonne année 2026, prioritairement de santé retrouvée ou préservée, d’amitié et de responsabilité.

Bonne année, vive la République, vive la France, et vive Dijon métropole, ses 23 communes et tous leurs habitants, au cœur de cette belle région.

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