À l’appel de la section dijonnaise de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et de nombreuses organisations de la société civile, un rassemblement de soutien au peuple iranien se tiendra samedi 17 janvier à 17 heures, place de la République à Dijon.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de fortes tensions en Iran, où de vastes mouvements de contestation ont éclaté depuis le 28 décembre dernier. Initialement déclenchées par la hausse du coût de la vie, les manifestations se sont rapidement transformées en une contestation politique de grande ampleur contre le régime du guide suprême Ali Khamenei, qualifié par les organisateurs de « dictature théocratique, militarisée et patriarcale ».
De Téhéran à Chiraz, de Yazd aux villages ruraux, des centaines de milliers de personnes seraient descendues dans la rue pour réclamer « liberté, démocratie et dignité ». Face à cette mobilisation, les autorités iraniennes auraient intensifié la répression : morts, blessés, arrestations arbitraires et disparitions forcées sont signalés par plusieurs organisations de défense des droits humains.
Depuis le 9 janvier, le régime aurait également instauré une coupure quasi totale d’internet et des communications, une stratégie visant selon les organisateurs à « isoler la population et empêcher la diffusion d’informations ».
Pour les signataires de l’appel, la mobilisation actuelle s’inscrit dans la continuité des grandes luttes populaires iraniennes, notamment celle de 1979, tout en se distinguant par une revendication claire d’autodétermination, sans intervention étrangère. « Les Iraniennes et les Iraniens sont seuls maîtres de leur destin », souligne le communiqué, appelant à la tenue d’élections libres.
Les organisations appellent également les autorités françaises et les institutions européennes à exercer une pression diplomatique afin d’exiger la fin immédiate de la répression et le respect du droit de manifester.
Outre le rassemblement dijonnais, une mobilisation nationale est prévue le même jour à 15 heures au Panthéon à Paris, ainsi que dans de nombreuses villes de France.
Parmi les premiers signataires figurent notamment la LDH, la CGT, la FSU, la Cimade, Oxfam, SOS Racisme, Attac 21, le MRAP, ainsi que plusieurs structures culturelles et associatives locales comme La Vapeur, la Maison Phare ou Les Effréné·es.
Les organisateurs concluent leur appel par un slogan devenu emblématique des luttes féministes et démocratiques en Iran : « Femmes, vie, liberté », un mot d’ordre qu’ils estiment plus que jamais porteur d’espoir pour l’avenir du pays.
