Une femme de 27 ans et quatre mineurs ont été interpellés dans le cadre de l’enquête sur l’incendie volontaire survenu le 13 décembre dernier à Dijon, comme nous le relations le 20 janvier 2026. Leur interpellation a nécessité la mobilisation de pas moins de 50 policiers. Ce jeudi 22 janvier, le procureur de la République de Dijon, Olivier Caracotch, a fait le point sur ce dossier qu’il qualifie d’« extrêmement sensible » lors d’une conférence de presse.
Selon le procureur, il ne fait aucun doute que cet incendie est un acte de représailles en lien avec un trafic de stupéfiants. Deux des mineurs interpellés seraient d’ailleurs impliqués dans des points de deal. Les faits relèvent d’une dégradation par incendie en bande organisée.
Les quatre mineurs ont reconnu leur participation. « Les mineurs ont reconnu leur participation aux faits de dégradation par incendie en bande organisée qui leur sont reprochés », a indiqué le procureur, précisant également qu’« ils ont reconnu qu’ils étaient présents au collège et qu’ils ont participé à cet incendie ».
Pour commettre l’acte, les jeunes auraient été recrutés via les réseaux sociaux. Quant à la femme de 27 ans, elle n’a fourni aucune explication permettant de justifier la présence de son ADN sur l’un des objets retrouvés sur les lieux du sinistre. Deux traces ADN ont en effet été exploitées par les enquêteurs, en plus des images de vidéoprotection.
La vidéosurveillance a joué un rôle déterminant dans l’enquête. Les policiers ont pu suivre le parcours des suspects jusqu’au moment où ils ont retiré leurs masques, permettant ainsi leur identification rapide.
La jeune femme a été mise en examen pour association de malfaiteurs. Les quatre mineurs doivent être présentés ce jeudi après-midi devant un juge. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire afin de préserver la suite des investigations.
L’enquête se poursuit désormais pour déterminer avec précision les responsabilités de chacun et remonter, le cas échéant, à d’éventuels commanditaires. Il est toutefois triste de constater que des mineurs se retrouvent ainsi empêtrés dans une telle affaire, révélant une fois de plus l’emprise des réseaux criminels sur des jeunes particulièrement vulnérables.
