Thierry Coudert devra avoir les reins solides. Depuis déjà quelque temps, il est clairement dans le viseur des équipes d’Emmanuel Bichot. La campagne municipale dijonnaise est bel et bien lancée, et elle a déjà trouvé son premier champ de bataille : le parcours et la crédibilité du candidat du Rassemblement Dijonnais.
Dernièrement, nos confrères du Bien Public ont retracé le parcours politique de Thierry Coudert. Un parcours que nous avions nous-mêmes évoqué dès le 17 juin 2024 dans un article intitulé : « Thierry Coudert : itinéraire d’une girouette politique opportuniste ». Un itinéraire pour le moins atypique, que nul ne peut nier, et sur lequel les proches d’Emmanuel Bichot n’hésitent plus à appuyer, frontalement.
Bruno David, membre de son équipe, a ainsi réagi sur les réseaux sociaux : « Une mise au point nécessaire : M. Coudert est passé par la gauche de nombreuses années et il n’y a pas si longtemps, contrairement à ce qu’il disait. Il est maintenant rallié au RN. Une constante malgré tout : l’opportunisme ! Les électeurs apprécieront. Rendez-vous le 15 mars 2026 dans les urnes. »
Même tonalité du côté de Grégory Vétu : « Comment berner l’électorat dijonnais ! Une carrière et une stratégie mitterrandistes à lui tout seul. Ça a le goût du RN, ça a l’odeur du RN, mais ça a fait carrière avec les socialistes et la macronie. Ça a peut-être marché à Paris, mais à Dijon on n’est pas aussi dupes. Bien essayé ! Mais maintenant il est démasqué, Fantômas ! »
Les dés sont jetés : pour l’équipe Bichot, Thierry Coudert est devenu la cible. Attaqué sur sa cohérence politique, sur ses alliances passées, sur sa crédibilité présente. La question désormais est simple : quelle sera la réaction de Thierry Coudert ? Contre-attaque, silence stratégique, tentative d’apaisement ? Nul ne le sait encore.
Une chose est en revanche certaine : la guerre est bel et bien lancée entre Emmanuel Bichot et Thierry Coudert. Et Coudert, disons-le clairement, en prend déjà « plein la figure ».
Quant à ceux qui continuent d’imaginer qu’au soir du premier tour, toutes ces forces aujourd’hui opposées pourraient soudainement enterrer la hache de guerre pour s’unir contre Nathalie Koenders, ils font sans doute une grave erreur d’analyse. Les attaques sont désormais trop frontales, trop personnelles, trop répétées pour que l’on puisse sérieusement croire à un simple jeu de posture de campagne.
Et même si, par pur calcul électoral, un rapprochement devait finalement avoir lieu, il apparaîtrait comme une manœuvre opportuniste de plus, totalement déconnectée de toute cohérence politique. Dans ce cas, il faudrait bien reconnaître que les électeurs d’Emmanuel Bichot seraient priés d’oublier en quelques heures tout ce qui leur aura été servi pendant des semaines et, très clairement, d’accepter d’être pris pour des naïfs, voire pour des imbéciles.
À Dijon, la campagne 2026 s’annonce moins feutrée que prévue. Et manifestement, elle ne fait que commencer.
