Thierry Coudert l’affirme : il a rencontré Emmanuel Bichot à plusieurs reprises, deux fois très exactement. La première rencontre aurait eu lieu autour d’un café, au célèbre Cercle Interallié, situé au 33, rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, à 550 mètres à peine de la Cour des comptes.
Le Cercle Interallié est un véritable havre de paix au cœur de Paris. Avec ses magnifiques salons, son splendide jardin, son centre sportif contemporain, sa cuisine de qualité et sa riche histoire séculaire, il contribue à maintenir un art de vivre à la française et, de ce fait, au rayonnement de la France.
Cependant, l’objectif de cette rencontre n’était pas de profiter de cet art de vivre, mais bien de discuter de l’éventualité d’une liste commune, selon Thierry Coudert.
Les deux hommes se seraient également rencontrés le 22 janvier 2025. Selon Thierry Coudert, ils auraient déjeuné chez Françoise à Paris, en présence du député René Lioret. Il déclare : « À l’issue du déjeuner, M. Bichot, souhaitant à l’époque faire une liste sans soutien politique affiché mais avec des membres du RN ou de l’UDR à titre personnel, nous sommes convenus de faire des listes séparées et, le cas échéant, de les fusionner avant le premier tour et, en tout état de cause, au second. »
Le candidat du Rassemblement Dijonnais ajoute également : « Alors, un accord paraissait d’autant plus aisé que, pour ma part, ayant passé l’âge des vanités, un partage des responsabilités de maire et de président de la métropole eût été facile à opérer. »
Thierry Coudert revient aussi sur les dernières élections législatives, auxquelles il était candidat. Il explique : « Lorsque j’ai été investi dans la 3ᵉ circonscription de Côte-d’Or, M. Bichot m’avait proposé son aide pour me présenter du monde et me donner des idées. À l’époque, il pensait que mon éventuelle élection l’aiderait à gagner Dijon et il a été loyal, y compris pour lutter contre les attaques du candidat LR, Charles Bourgadel. Il ne semblait alors pas choqué par ma carrière, qu’il connaissait, ni par mon investiture RN. »
Pour rappel, Charles Bourgadel était candidat sous l’étiquette Les Républicains, soutenu par la fédération LR de Côte-d’Or. Selon Thierry Coudert, Emmanuel Bichot aurait été loyal à son égard. Si tel est réellement le cas, il l’aurait été beaucoup moins vis-à-vis de Charles Bourgadel et des Républicains de Côte-d’Or — alors même que ce sont ces derniers qui lui ont finalement accordé l’investiture pour les prochaines élections municipales à Dijon, après de nombreux rebondissements.
Les propos de Thierry Coudert sont révélateurs d’une chose : en politique, il n’existe souvent que des amitiés de façade, accompagnées de sourires tout aussi factices. Ses déclarations ont atteint leur objectif : rappeler certains faits tout en cherchant, peut-être, à déstabiliser l’union de la droite dijonnaise dans la perspective des élections municipales.
Une chose est sûre : dans le camp d’Emmanuel Bichot, ces propos ne font pas rire tout le monde — et on peut le comprendre.
