À la suite de notre article intitulé « Alliance avortée, loyautés discutées : Thierry Coudert révèle des échanges avec Emmanuel Bichot sur une éventuelle liste commune », publié le 26 janvier 2026, Emmanuel Bichot, candidat du mouvement Agir pour Dijon, a souhaité faire valoir son droit de réponse, conformément aux dispositions prévues par la loi sur la liberté de la presse.
Dans sa mise au point, le candidat ne conteste pas l’existence d’échanges politiques, mais réfute toute validation d’un projet de liste commune et remet en cause la chronologie avancée par Thierry Coudert.
« Je n’ai jamais contesté avoir échangé avec les personnes évoquées dans cet article au sujet des élections municipales de Dijon, en tant que représentants de partis politiques nationaux, comme j’ai proposé à tous les partis d’échanger s’ils manifestaient un intérêt pour notre projet dans une démarche transparente », indique Emmanuel Bichot.
« Toutefois, Monsieur Coudert n’a jamais manifesté à cette époque son intention de se présenter aux élections municipales de Dijon, idée surprenante qui lui est venue plus tard et que j’ai apprise par la presse », poursuit-il.
« J’ai essayé de les convaincre de ne pas présenter une liste qui n’apporterait rien de plus au travail que nous menions de longue date au sein d’Agir pour Dijon et qui diviserait les voix face à la municipalité socialiste. Ils ont défendu un autre schéma, auquel je n’ai jamais donné mon accord. »
Ce droit de réponse, transmis à la rédaction par SMS, est publié sans modification, conformément aux règles encadrant l’exercice de ce droit.
La rédaction dénonce une mise en cause infondée de son travail
Dans un message adressé à la rédaction, Emmanuel Bichot a mis en cause notre professionnalisme, estimant que les règles de déontologie n’auraient pas été respectées. Une accusation que nous contestons formellement.
La rédaction rappelle des faits simples, vérifiables et incontestables :
- l’intégralité des propos évoquant une possible alliance provenait d’un communiqué officiel de Thierry Coudert ;
- ces propos ont été clairement attribués à leur auteur, sans interprétation ni reformulation trompeuse ;
- à aucun moment ils n’ont été présentés comme la position d’Emmanuel Bichot ;
- le droit de réponse a été publié dès sa réception, dans les formes et délais prévus par la loi.
En d’autres termes, la rédaction n’a fait que son travail : relayer une déclaration politique en en identifiant précisément la source. La responsabilité des propos rapportés incombe donc exclusivement à celui qui les a tenus.
Tenter de déplacer ce débat sur le terrain de la déontologie journalistique relève davantage d’une stratégie de diversion que d’une critique fondée. Le désaccord politique entre candidats ne saurait justifier la mise en cause d’un média qui se borne à rapporter les faits et à ouvrir ses colonnes au contradictoire.
La rédaction n’acceptera ni procès d’intention, ni pressions, ni tentatives d’intimidation déguisées. Elle continuera à informer, à publier les positions des uns et des autres, et à garantir le droit de réponse — mais sans se laisser transformer en bouc émissaire des querelles politiques.
