Présente à la cérémonie d’hommage rendue à la mémoire de Maxime Guillot et de M. Naudot, Patricia Marc, candidate de La France insoumise à Chenôve, a vivement réagi aux propos tenus par M. Pribetich, qu’elle juge incompatibles avec l’esprit républicain de l’événement.
Sans qu’aucune personne ne soit explicitement désignée, la candidate estime que le discours a implicitement remis en cause la légitimité de certains citoyens à participer à une cérémonie républicaine. « Peu importe qui M. Pribetich a voulu viser. En désignant implicitement des citoyennes et des citoyens comme illégitimes lors d’une cérémonie républicaine, il franchit une ligne politique grave », affirme-t-elle.
Pour Patricia Marc, ces propos sont en totale contradiction avec les appels répétés à l’« unité » portés par le Parti socialiste. « Cette déclaration n’a rien à voir avec l’unité, elle en est même la négation. Elle revient à exclure, à disqualifier, à trier les citoyens selon leur appartenance politique dans un espace qui devrait rester commun », dénonce la candidate insoumise.
Elle rappelle également que M. Pribetich a été élu député en 2024 grâce au rassemblement du Nouveau Front populaire, et notamment avec le soutien massif des militantes et militants de La France insoumise. « Renier aujourd’hui celles et ceux sans qui cette élection n’aurait pas été possible relève d’un profond mépris politique », estime-t-elle.
Au-delà du cas particulier, Patricia Marc insiste sur le principe fondamental d’ouverture des cérémonies républicaines. « La République ne se privatise pas. Les cérémonies républicaines ne sont pas la chasse gardée d’un appareil ou d’un parti. Les exclure, c’est abîmer l’idée même de rassemblement républicain », conclut-elle.
