Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain, a exprimé sa vive opposition à une disposition actuellement examinée par le Parlement, qui pourrait fragiliser les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER). Dans une prise de position publique, il dénonce une réforme menée au nom de la « simplification » administrative, qu’il juge dangereuse pour la vitalité démocratique.
Les CESER sont des instances consultatives régionales composées de représentants des syndicats, associations, acteurs économiques et citoyens engagés. Leur mission consiste à formuler des avis et à éclairer les décisions publiques en faisant remonter les réalités du terrain. « Ce sont des piliers discrets mais essentiels de notre démocratie », estime le président de Région, qui alerte sur les conséquences d’un affaiblissement de ces structures.
Selon Jérôme Durain, réduire le rôle des CESER reviendrait à restreindre les espaces de dialogue entre les institutions et la société civile, au risque de marginaliser les corps intermédiaires et d’appauvrir le débat public. Il replace cette réforme dans un contexte plus large de défiance envers les institutions et de tensions dans la vie politique, appelant au contraire à renforcer les lieux de concertation.
« La démocratie ne se simplifie pas, elle se défend », affirme-t-il, plaidant pour une organisation collective fondée sur l’échange plutôt que sur la confrontation. Face aux évolutions législatives nationales, le président de la Région assure qu’il prendra ses responsabilités localement.
En Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain annonce ainsi son intention de maintenir et défendre le CESER régional, quels que soient les reculs qui pourraient être imposés au niveau national. Une position qui ouvre le débat sur l’avenir du rôle consultatif de la société civile dans l’élaboration des politiques publiques territoriales.
