Alors que les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) — trottinettes électriques, monoroues ou hoverboards — se sont imposés dans le paysage urbain, la réglementation rappelle une règle essentielle : ils doivent obligatoirement être assurés.
Sur le plan juridique, ces engins sont considérés comme des véhicules terrestres à moteur. À ce titre, leur propriétaire a l’obligation de souscrire une assurance, a minima une responsabilité civile, afin de couvrir les dommages causés à autrui en cas d’accident.
Un rappel d’autant plus nécessaire qu’en 2024, 59 % des conducteurs d’EDPM impliqués dans un accident n’étaient pas assurés. Une situation préoccupante, tant pour les victimes que pour les conducteurs eux-mêmes.
Des sanctions lourdes en cas de défaut d’assurance
Circuler sans assurance expose à des conséquences sévères :
- Jusqu’à 3 750 € d’amende en cas de poursuite devant le tribunal
- Immobilisation ou confiscation de l’engin
- Prise en charge intégrale des dommages causés à autrui par le conducteur non assuré
Au-delà de l’aspect financier, l’absence d’assurance peut entraîner des répercussions juridiques durables, notamment en cas de blessures graves.
S’informer pour circuler en règle
Pour connaître précisément quels engins sont soumis à l’obligation d’assurance et les règles applicables aux EDPM, les usagers peuvent consulter les ressources officielles de la Sécurité routière sur le site du gouvernement :
https://www.securite-routiere.gouv.fr/…/trottinettes…
En définitive, la popularité croissante des engins de déplacement personnel motorisés ne doit pas faire oublier les obligations légales qui les accompagnent. S’assurer, ce n’est pas seulement respecter la loi : c’est se protéger soi-même, protéger les autres usagers et garantir une prise en charge rapide et équitable en cas d’accident. À l’heure où la mobilité urbaine se réinvente, la responsabilité reste le meilleur réflexe à adopter pour circuler en toute sérénité.
