Ce jeudi 29 janvier 2026, au Cellier de Clairvaux à Dijon, Thierry Coudert a franchi une nouvelle étape dans la campagne des municipales dijonnaises. Devant près de 120 personnes, le chef de file du Rassemblement dijonnais a présenté les premiers colistiers de sa liste, soutenue par Éric Ciotti, Marion Maréchal et le Rassemblement national.
La réunion a débuté par l’intervention d’Antoine Camus, directeur de campagne et ancien conseiller municipal de Saint-Apollinaire. Il a salué la dynamique militante entourant la campagne, évoquant un sondage récent jugé encourageant pour le Rassemblement dijonnais. Il a également annoncé la distribution de 40 000 tracts en un mois, revendiquant une campagne « moderne et participative » : « On est vraiment dans une campagne 2.0 où tout le monde a sa place ». Selon lui, cette mobilisation marque « un tournant dans l’histoire dijonnaise ».
René Lioret fustige le socialisme, la « fausse droite » et Emmanuel Macron
Le ton s’est ensuite durci avec l’intervention de René Lioret, député RN de la Côte-d’Or. Dressant un tableau alarmiste de la situation nationale, il a dénoncé « 19 ans de socialisme » et « 17 ans de fausse droite », avant de cibler directement Emmanuel Macron et l’état des finances publiques.
Sur le plan local, le député a attaqué la majorité municipale conduite par Nathalie Koenders, qu’il décrit comme l’héritière du « système Rebsamen ». Il s’en est également pris à Emmanuel Bichot, candidat d’Agir pour Dijon, accusé de refuser toute alliance et de favoriser, selon lui, la reconduction de la gauche municipale.
Coudert charge Bichot et revendique une « belle union des droites »
Prenant la parole à son tour, Thierry Coudert a repris les grands axes de son discours de campagne : cycles politiques de 25 ans, critique du « système Rebsamen-Koenders », sentiment d’insécurité et déclin urbain. Il a décrit Dijon comme étant passée « de la belle endormie à la période cauchemar ».
Le candidat a longuement ciblé Emmanuel Bichot, jugeant son opposition municipale inefficace et fragmentée. Dans une formule paradoxale, il a toutefois reconnu la solidité gestionnaire de la majorité sortante, estimant que l’opposition actuelle n’avait pas su incarner une alternative crédible face à des figures comme Nathalie Koenders ou François Rebsamen.
Sécurité, urbanisme et finances : les axes forts du programme
La sécurité demeure la priorité affichée du candidat. Thierry Coudert propose de doubler les effectifs de la police municipale, de renforcer la vidéoprotection en temps réel et de conclure des conventions sécuritaires avec les bailleurs sociaux, incluant des équipes cynophiles. Il évoque également la suppression d’aides communales aux familles de délinquants dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.
Sur le plan financier, il promet une baisse de 5 % de la taxe foncière, compensée par un audit des dépenses de fonctionnement, une réduction des indemnités d’élus et la fin de la gratuité des musées pour les visiteurs extérieurs à la métropole.
En matière d’urbanisme, le candidat souhaite mettre un terme à la minéralisation de la ville, renforcer la végétalisation et réfléchir au retour de l’eau en surface, notamment pour le Suzon. Opposé à la troisième ligne de tramway, il plaide en revanche pour une refonte des lignes de bus et la création de services nocturnes.
Économie, commerce et patrimoine
Estimant que Dijon connaît « plus de départs d’entreprises que d’arrivées », Thierry Coudert souhaite créer une task force municipale dédiée à l’attractivité économique et à l’événementiel. Il propose une heure de stationnement gratuit en surface et deux heures en sous-sol, ainsi que la création d’une société d’économie mixte chargée de lutter contre la vacance commerciale.
Concernant le patrimoine, il défend la mise en place d’un fonds municipal permettant d’avancer les subventions de rénovation, notamment pour les églises Notre-Dame et Saint-Philibert. À propos de la Cité internationale de la gastronomie et du vin, il estime qu’« il faut arrêter la dépense », jugeant son modèle économique déséquilibré.
Une liste en construction et des profils variés
La réunion s’est conclue par la présentation partielle des colistiers, aux côtés de Mélanie Fortier (RN), numéro deux de la liste. Plusieurs profils ont été mis en avant, illustrant la volonté de rassembler des expériences politiques, professionnelles et générationnelles diverses.
Parmi eux, Antoine Camus, ancien conseiller municipal de Saint-Apollinaire, apporte son expérience de la gestion locale et de l’action publique de proximité. Madame Bulteau, agente de l’administration pénitentiaire, met en avant son expertise des questions de sécurité, de justice et de service public.
Ancienne conseillère municipale d’opposition à Dijon sous les étiquettes UMP puis LR, Marie-Claude Mille a également siégé au conseil d’administration d’Agir pour Dijon, avec une connaissance approfondie des dossiers locaux.
Chirurgien-dentiste à Dijon et ancien membre des Républicains, Claude Broquier représente le monde des professions libérales, avec une attention particulière portée aux enjeux de santé et de proximité.
Chef d’entreprise dans le secteur pharmaceutique, Jean-Marc Chatelet, passé par LR puis Reconquête, apporte une vision entrepreneuriale et économique. Référent jeunes de la campagne, Jérémy Dameron incarne le renouvellement générationnel et la mobilisation de la jeunesse.
Collaboratrice du groupe Rassemblement national au conseil régional, Victoire de Fonclare dispose d’une solide connaissance du fonctionnement des institutions régionales et du travail politique de terrain.
Consultant en finance publique, Denis Jordan apporte son expertise sur les questions budgétaires et fiscales.
Créatrice d’un centre de formation, Marie-Laure Pierre est engagée dans la transmission des compétences et l’insertion professionnelle.
Enfin, Maxime Varraut, jeune chef d’entreprise récemment distingué par Le Figaro Magazine parmi les 200 jeunes talents les plus prometteurs de France, incarne le dynamisme et l’ambition de la nouvelle génération.
Thierry Coudert a indiqué que la composition finale de la liste serait dévoilée en deux temps, dans l’attente de possibles ralliements, notamment après le refus d’alliance d’Emmanuel Bichot.
La soirée a également été marquée par un incident. Une odeur nauséabonde est soudainement apparue au fond de la salle. Selon toute vraisemblance, plusieurs personnes se seraient infiltrées pour y déclencher des boules puantes. L’odeur, particulièrement forte, a contraint plusieurs participants à se couvrir le nez.
La prochaine réunion publique de Thierry Coudert portera sur les thématiques de la culture, du sport et du handicap. Avec cette réunion publique, Thierry Coudert entend installer durablement sa candidature dans le paysage politique dijonnais et structurer une alternative à la majorité sortante. En attendant la présentation complète de sa liste et d’éventuels ralliements, le candidat du Rassemblement dijonnais poursuit une campagne qu’il veut offensive, thématique et ancrée sur le terrain, avec pour objectif de peser pleinement dans la bataille des municipales de 2026.



















