Ce samedi 31 janvier, une manifestation à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale s’est tenue dans plusieurs villes de France. En Bourgogne-Franche-Comté, le rendez-vous était donné à Dijon, où plus de 500 personnes se sont rassemblées dès 11 heures devant le commissariat, place Suquet, avant de défiler dans les rues du centre-ville, parfois sous les applaudissements des passants.
Officiellement, le syndicat insistait sur le caractère non politique de la mobilisation. Pourtant, la forte présence d’élus et de candidats locaux a rapidement donné à l’événement une tonalité plus politique que prévu, dans un contexte où la sécurité s’impose déjà comme l’un des thèmes majeurs des prochaines élections municipales.
La maire de Dijon, Nathalie Koenders, avait fait le déplacement en portant l’écharpe tricolore, affirmant sa présence en tant que représentante de la commune plutôt qu’en posture de campagne. Un signal institutionnel, mais aussi politique, dans une ville où les questions de tranquillité publique occupent une place croissante dans le débat.
Face à elle, plusieurs candidats déclarés étaient également visibles dans le cortège. Emmanuel Bichot, engagé sous l’étiquette « Agir pour Dijon », était entouré de soutiens et de membres de sa future liste. Thierry Coudert, candidat du Rassemblement dijonnais, marchait lui aussi aux côtés de ses colistiers et de ses sympathisants
Pour ces deux prétendants à la mairie, la participation à ce type de mobilisation apparaît cohérente avec leurs priorités affichées : faire de la sécurité un axe central de leur programme. Dans un climat politique local déjà marqué par ces enjeux, leur présence n’est pas passée inaperçue.
Autre image remarquée : celle de Nadine Girado, membre de Reconquête, aperçue aux côtés d’Emmanuel Bichot, illustrant un soutien qui se confirme à l’approche du scrutin. Fabian Ruinet, maire de Talant, se trouvait également dans le cortège, renforçant encore la dimension politique de la marche.
À gauche, en revanche, les figures politiques se sont montrées beaucoup plus discrètes. Hormis la maire socialiste de Dijon, peu de responsables identifiés étaient visibles, une absence qui contraste avec la mobilisation des élus et candidats issus de la droite et du centre.
Au fil de la matinée, la manifestation a ainsi pris l’allure d’une scène politique à ciel ouvert. Derrière le soutien affiché aux forces de l’ordre, chacun semblait déjà occuper le terrain, tester sa visibilité et adresser un message aux électeurs.
Car à mesure que l’échéance municipale se rapproche, la sécurité pourrait bien devenir l’une des lignes de fracture majeures du débat dijonnais. Et cette mobilisation, au-delà de son objectif syndical, avait comme un parfum de campagne — une démonstration que la bataille politique est, elle aussi, bel et bien lancée.















