La Rectrice d’académie est attendue ce jeudi 5 février à 10 heures au lycée Le Castel, à Dijon, à l’occasion d’une inauguration officielle. Une visite institutionnelle qui intervient toutefois dans un contexte de vive inquiétude au sein de la communauté éducative de l’établissement.
Les personnels du lycée ont en effet récemment pris connaissance de la dotation horaire globale (DHG) prévue pour l’année scolaire 2026-2027. Celle-ci fait état d’une baisse de 110 heures, synonyme, selon les syndicats, de suppressions de classes, de réductions d’enseignements et d’un affaiblissement des conditions d’apprentissage.
Cette annonce contraste fortement avec le message adressé aux enseignant·e·s par le ministre de l’Éducation nationale le 22 janvier dernier. Dans cette lettre, le ministre affirmait : « Nous avons besoin de vous, sentinelles de la raison. Car lorsque le savoir recule, la démocratie vacille. » Une déclaration qui résonne aujourd’hui comme un paradoxe pour les équipes du lycée.
« Comment continuer d’être des sentinelles de la raison avec moins d’heures, moins de moyens et un budget culturel en berne ? », s’interrogent les personnels. Une question qu’ils comptent poser directement à la Rectrice lors de sa venue.
Selon les représentants syndicaux, la DHG actuellement allouée ne permettrait pas au lycée d’assumer pleinement la mission éducative et citoyenne mise en avant par le ministère de l’Éducation nationale. Ils dénoncent une contradiction entre les discours officiels et les choix budgétaires opérés sur le terrain.
Les sections syndicales FSU, FO, SUD Éducation et CGT Éduc’action du lycée entendent ainsi faire de cette visite un moment d’échange direct et de mobilisation, afin d’alerter sur les conséquences concrètes de ces décisions pour les élèves comme pour les personnels.
