La préparation de la rentrée scolaire 2026 suscite de vives inquiétudes dans l’académie de Dijon. Réuni le 5 février au rectorat, le Comité social d’administration (CSA) a examiné la répartition des moyens humains pour l’année à venir. À l’issue de cette instance, la FSU Côte-d’Or dénonce une baisse importante des effectifs enseignants qui, selon elle, risque d’avoir des conséquences directes sur le fonctionnement des établissements, les conditions de travail des personnels et la réussite des élèves.
Au niveau ministériel, 81 postes doivent être supprimés dans le premier degré et 83 dans le second degré pour l’ensemble de l’académie. Ces annonces interviennent dans un contexte de légère baisse démographique. Pour le syndicat, cette évolution aurait pu constituer une opportunité pour réduire la taille des classes, notamment dans le primaire et au collège, où la France affiche déjà des effectifs parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. À l’inverse, estime la FSU, les choix budgétaires actés conduisent à maintenir, voire accentuer, les tensions dans les établissements.
La contestation porte également sur les arbitrages académiques. Selon la FSU Côte-d’Or, la rectrice aurait intégré près de 40 suppressions supplémentaires dans les dotations attribuées aux établissements du second degré. Cette répartition se traduirait par une perte équivalente à 70 postes dans les collèges, 46 dans les lycées généraux et technologiques et 8 dans les formations post-bac. Les lycées professionnels feraient figure d’exception avec un gain annoncé de trois postes, jugé insuffisant par le syndicat pour compenser les besoins du secteur.
Pour la FSU, ces réductions cumulées pèseront sur plusieurs aspects du quotidien scolaire : remplacement des enseignants absents, organisation des enseignements, accompagnement individualisé des élèves et maintien de certaines options ou dispositifs. Le syndicat craint également une dégradation du climat de travail dans des équipes déjà fortement sollicitées.
Face à cette situation, la FSU Côte-d’Or appelle les personnels à se mobiliser localement. Elle encourage la tenue d’heures d’information syndicale et demande que les conseils d’administration des établissements se réunissent début mars afin de débattre des moyens alloués. L’organisation annonce par ailleurs soutenir les initiatives locales et engager des discussions avec les autres syndicats en vue d’une journée de mobilisation à la rentrée.
Alors que les établissements commencent à anticiper la prochaine année scolaire, ces annonces ravivent le débat récurrent sur les moyens accordés à l’Éducation nationale et sur la capacité du système à concilier contraintes budgétaires et ambitions pédagogiques. Les semaines à venir devraient être marquées par des échanges nourris entre représentants des personnels, rectorat et ministère.
