Le jeudi 5 février 2026, la rédaction de Dijon Actualités a publié un article intitulé : « Comité de jumelage : comptes falsifiés, zones d’ombre et association sous le choc — l’épouse du maire de Neuilly-Crimolois a-t-elle tout dit ? ». Cette publication faisait suite aux révélations issues d’une assemblée générale extraordinaire du comité de jumelage, tenue le 26 janvier 2026.
Des irrégularités révélées lors d’une assemblée générale
Lors de cette réunion exceptionnelle, la nouvelle trésorière de l’association a présenté des éléments mettant en évidence de graves irrégularités comptables remontant à plusieurs années. Des relevés jugés incohérents ainsi que des retraits d’espèces sans justificatifs ont été identifiés, notamment en lien avec l’organisation du festival Balais et Potions en 2022.
L’ancienne présidente de l’association, Corinne Relot — également épouse du maire de la commune — a déclaré ne pas avoir eu connaissance de ces anomalies au moment des faits. Afin de couvrir le préjudice estimé, un chèque de banque de 2 000 euros a été remis à l’association par Corinne Relot, accompagné d’une lettre attribuée à l’organisatrice du festival, Lucie Vukovic. Selon les informations rapportées, cette dernière aurait toutefois contesté être l’auteure de ce courrier et avoir remis un chèque de banque de 2 000 euros au comité de jumelage.
Plusieurs membres de l’association ont dénoncé un manque de transparence dans la gestion passée, l’absence de justificatifs pour certains mouvements financiers, ainsi que l’accès d’une personne extérieure aux comptes de l’association.
Dépôt de plainte et attente des conclusions
Face à la gravité potentielle des faits — susceptibles de relever de faux et usage de faux — le conseil d’administration a décidé de déposer plainte. Celle-ci a été enregistrée le jeudi 5 février 2026 à 14 heures. Dans l’attente des conclusions de l’enquête, le chèque remis n’a pas été encaissé.
Polémique autour de la diffusion d’une adresse personnelle et précisions de la rédaction
À la suite de la publication de notre article, la rédaction de Dijon Actualités a été critiquée non pas pour la diffusion de documents issus de l’assemblée générale, mais pour la prétendue publication de l’adresse personnelle de Lucie Vukovic. Nous affirmons pour notre part ne jamais avoir publié l’adresse personnelle de cette personne.
En effet, plusieurs documents administratifs en notre possession situent le domicile déclaré de l’intéressée à Dijon, et non à Ruffey-lès-Échirey, à titre d’exemple (et ce n’est qu’un exemple), les statuts de sa société « CHEZ MADAME », créée le 12 octobre 2025 et mentionnée dans une annonce officielle du BODACC.
De plus — et c’est peut-être le plus extraordinaire — à Ruffey-lès-Échirey (21490), il n’existerait aucune rue « des Bégonias », contrairement à ce qui est mentionné dans le courrier qu’aurait écrit, selon Corinne Relot, Madame Lucile Vukovic. De fait, l’adresse qu’on nous reproche d’avoir diffusée est fausse… Même les mensonges prennent de mauvaises directions dans cette affaire !
Nous revendiquons la publication de ces documents au nom de la transparence. Nous rappelons que le comité de jumelage bénéficie de subventions publiques, ce qui justifie, pour nous, l’intérêt général de l’information.
En attendant que l’enquête établisse précisément les responsabilités, cette affaire rappelle qu’en matière de gestion associative — surtout lorsqu’il s’agit de fonds publics — la transparence n’est pas une option, mais une nécessité. Il apparaît que certains auraient préféré que ces éléments ne soient pas rendus publics. Le dossier semble, selon toute vraisemblance, déranger plus d’une personne. Une chose demeure certaine : la vérité finit toujours par trouver son chemin, même lorsqu’elle doit traverser quelques zones d’ombre. La suite appartient désormais aux autorités compétentes.
