La polémique est née d’un communiqué diffusé le 6 février 2026 par le Rassemblement Dijonnais, annonçant plusieurs ralliements à sa liste en vue des prochaines élections municipales. Parmi les noms cités figurait celui de Daniel Lanet, président du club de rugby RCVO, ancien président du Stade dijonnais et président du collectif des habitants de Montmuzard.
Or, Daniel Lanet affirme n’avoir jamais consenti à une telle annonce. Il a adressé un message clair à la rédaction : « Monsieur le Directeur de Dijon Actualités, Je vous adresse ce mail pour vous faire part de mon mécontentement. Je n’ai jamais donné mon accord afin d’être candidat sur la liste du Rassemblement dijonnais. Je ne suis pas sur cette liste, merci de bien vouloir publier un rectificatif. Par ailleurs, je ne me présente sur aucune liste. Merci de faire ce communiqué. Bien cordialement, Daniel LANET »
Ce démenti contredit directement le communiqué publié par le mouvement politique, qui indiquait : « Bonjour, nous avons le plaisir de vous transmettre notre communiqué : « Claude Brochot, président de l’association Fidélité Général de Gaulle et membre d’Agir pour Dijon, rejoint la liste de Thierry Coudert. Face au refus d’Emmanuel Bichot de réaliser l’union des droites au second tour, prenant ainsi le risque de voir perdurer le système Rebsamen/Koenders, Claude Brochot fait le choix de rejoindre la grande coalition des droites autour de Thierry Coudert dès le premier tour.
Daniel Lanet, président du club de rugby RCVO, ex president du stade dijonnais et président du collectif des habitants de Montmuzard, a également pris la décision de rejoindre le Rassemblement Dijonnais. Comme Marie-Claude Mille, ancienne conseillère municipale LR de 2008 à 2014 puis de 2017 à 2020 et ex-membre d’Agir pour Dijon, Claude Broquier, dentiste, et Jean-Marc Châtelet, chef d’entreprise, tous anciens membres de LR. Nous appelons l’ensemble des patriotes sincères à nous rejoindre afin de mettre fin à un quart de siècle de socialisme. Le Rassemblement Dijonnais »
Contacté le samedi 7 février au soir, Daniel Lanet s’est dit surpris par cette annonce. Il a déclaré : « Je tombe des nues ! Je n’ai jamais donné mon accord pour être sur cette liste, je ne serai pas sur cette liste, et je ne serai d’ailleurs sur aucune liste. Je ne comprends pas ! »
Il a ensuite livré sa version des faits : « Ce qui s’est passé, j’ai été invité à une réunion au Cellier de Clairvaux. J’y suis allé avec l’épouse de monsieur Depierre, je ne sais pas si vous l’avez connu, c’était un ancien député. Bon… Il y avait un dénommé monsieur Camus, que je ne connaissais pas du tout, qui vient vers moi et me dit : “Monsieur Depierre m’a dit que vous étiez un ancien président du Stade dijonnais et que vous êtes le président du RCVO.” Je lui dis oui, et il me répond : “Il paraît que vous êtes aussi le président du collectif des habitants de Montmuzard !” Je lui dis oui, Montmuzard, c’est mon quartier d’enfance […] Et qu’est-ce qui se passe ? Il me dit : “Ah bah Montmuzard, ça nous intéresse, on voudrait déclencher une réunion. Comme vous êtes le président du collectif Montmuzard, est-ce que vous voudriez nous donner un coup de main à l’organiser ?” Je lui ai dit que je voulais éventuellement faire venir deux ou trois adhérents de mon collectif Montmuzard, et puis voilà ! Mais jamais je n’ai donné mon accord pour aller sur la liste ! »
Au cours de l’échange, Daniel Lanet s’est montré déstabilisé par la situation. Il lui a été précisé que la rédaction s’était contentée de relayer le communiqué du mouvement politique, sans en être à l’origine — un point qu’il a indiqué comprendre.
À ce stade, une interrogation demeure : pourquoi le Rassemblement Dijonnais a-t-il annoncé ce ralliement alors que l’intéressé le conteste formellement ? Une chose apparaît toutefois certaine : Daniel Lanet affirme qu’il ne figurera sur aucune liste lors des prochaines élections municipales.
