À l’approche des élections municipales de 2026, un collectif d’associations de quartier et de défense de l’environnement de la métropole dijonnaise relance le débat sur l’urbanisme local. Dans un communiqué daté du 11 février, cette coordination née en 2019 critique une nouvelle fois le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi-HD), qui encadre aujourd’hui les règles de construction et d’aménagement sur le territoire.
Sous le slogan « Pour que Dijon ne rime plus avec béton », le collectif plaide pour un modèle d’aménagement qu’il juge plus adapté aux enjeux climatiques et au respect du patrimoine, dans ses dimensions environnementales, culturelles, sociales et historiques. Les associations signataires estiment que la densification actuelle privilégie trop souvent la rentabilité immobilière au détriment de la qualité de vie et de la résilience face au changement climatique.
Le collectif adresse ainsi une série de demandes aux futurs candidats aux municipales. Il appelle notamment à un moratoire sur les projets d’urbanisme considérés comme surdensifiés, à une priorité donnée à la rénovation énergétique de l’habitat existant — en particulier pour les logements familiaux — plutôt qu’à la construction de logements neufs jugés coûteux et mal adaptés aux extrêmes climatiques.
Les associations défendent également la création d’espaces verts arborés à proximité des zones d’habitation afin de lutter contre les îlots de chaleur, protéger la santé publique et offrir des espaces de nature accessibles. Elles demandent en outre une concertation renforcée avec les habitants lors des décisions d’aménagement, ainsi que l’élaboration d’un nouveau plan d’urbanisme et de déplacements plus protecteur des sols, de la ressource en eau et de la biodiversité. Ce document devrait, selon elles, mieux intégrer les besoins en services publics, en santé, en commerces de proximité et en mobilités douces sécurisées.
Pour soutenir ces revendications, le collectif a lancé une pétition en ligne et prévoit une présence sur le marché le vendredi 13 février au matin afin d’échanger avec les habitants.
Le collectif regroupe plusieurs associations locales engagées dans la défense du cadre de vie et de l’environnement, parmi lesquelles Bien Vivre dans le Quartier Larrey, Cayen Environnement, Ensemble pour Chenôve, Les Amis des Hauts de Dijon, Les Ami·es des Jardins de l’Engrenage, Les Amis des Lentillères, Les Habitants de Mirande Montmuzard-Université de Dijon, Les Riverains du Quartier de Larrey, Patrimoine Environnement Bourgogne Franche-Comté, Quétigny Environnement, Quartier des Ateliers et Saint-Apollinaire Environnement.
À travers cette prise de position, les associations entendent peser dans le débat public local et replacer les enjeux climatiques et sociaux au cœur des politiques d’aménagement de la métropole.
