À l’approche des élections municipales et métropolitaines de 2026, le Collectif Piétons dans la Métropole Dijonnaise (CPMD) interpelle officiellement les futurs candidats. Son objectif : faire de la marche à pied un axe structurant des prochains mandats locaux.
Regroupant plusieurs associations engagées dans les mobilités et le cadre de vie — parmi lesquelles l’Association Akpé, APF-France Handicap, le Comité Départemental de Randonnée Pédestre (CDRP 21), Chevigny-Environnement, FNAUT-BFC, Les Yeux en Promenade, Quetigny-Environnement, Rue de l’Avenir ou encore Voir Ensemble — le collectif souhaite replacer les piétons au centre des politiques publiques.
Un mode de déplacement majeur mais sous-estimé
Dans la métropole dijonnaise, près d’un déplacement sur trois s’effectue à pied. Pourtant, selon le CPMD, les politiques publiques consacrées à la marche restent « peu visibles, peu structurées et peu ambitieuses ».
Le collectif dénonce un manque de stratégie globale et appelle à un véritable changement de cap. L’état des trottoirs, les traversées de chaussée jugées dangereuses, ainsi que la question du sentiment d’insécurité des piétons constituent des préoccupations centrales du plaidoyer.
Pour le CPMD, ces problématiques doivent être traitées dans le cadre d’une politique globale d’apaisement de la circulation motorisée : réduction des vitesses, limitation stricte du trafic de transit dans les quartiers, et généralisation des zones à circulation apaisée.
Des “magistrales piétonnes” pour structurer la ville
Au cœur des propositions figure la création d’itinéraires piétons structurants, baptisés « magistrales piétonnes ». Ces axes permettraient de relier efficacement les principaux pôles de la métropole en garantissant confort, sécurité et continuité des cheminements.
Le collectif plaide également pour :
- Un vaste programme de rénovation des trottoirs ;
- La généralisation des zones apaisées ;
- La sécurisation renforcée des abords d’écoles ;
- Une meilleure prise en compte de tous les publics.
Car la marche concerne tout le monde, mais certains publics sont particulièrement vulnérables : enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap visible ou invisible. Le plaidoyer insiste sur la nécessité d’intégrer systématiquement ces enjeux d’accessibilité et d’inclusion dans l’aménagement urbain.
Huit actions dès la première année de mandat
En attendant l’élaboration du premier plan métropolitain en faveur de la marche, le CPMD propose aux candidats huit actions concrètes à mettre en œuvre dès la première année de mandature. L’objectif est clair : affirmer rapidement une volonté politique forte en faveur de ce qui constitue le deuxième mode de déplacement dans la métropole.
Le document complet du plaidoyer (20 pages) ainsi qu’une synthèse de quatre pages détaillant les huit actions sont mis à disposition des candidats et du public.
À quelques semaines du lancement officiel de la campagne, la marche pourrait bien devenir un thème structurant du débat municipal dans la métropole dijonnaise.
