Au lendemain d’un article publié par un média local, la liste citoyenne “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” précise sa vision pour les municipales de 2026. Le collectif annonce vouloir instaurer un « mandat citoyen » s’il accède à l’Mairie de Dijon, avec pour priorité le renforcement de la démocratie locale et la fin du cumul des fonctions exécutives.
Un “mandat citoyen” pour 2026-2033
Pour la liste “Dijon Avenir”, la période 2026-2033 constituerait le premier « mandat citoyen » de la ville. L’objectif affiché : transformer le territoire et les modes de vie « avec, par et pour les habitant·e·s et les acteurs locaux ».
Dans un contexte de défiance démocratique et de crises environnementales – changement climatique, épuisement des ressources – le collectif estime qu’un projet de “bifurcation” ne peut être accepté que s’il repose sur une implication directe des citoyens dans les décisions.
Deux axes structurent cette proposition :
- une augmentation significative de la participation citoyenne, avec la mise en place d’outils permettant d’atteindre « les plus hauts niveaux de l’échelle de participation » ;
- une transformation en profondeur de la gouvernance municipale.
Collégialité et nouvelles règles internes
La liste promet d’instaurer davantage de collégialité au sein des instances internes de la Ville, notamment dans les commissions municipales et la commission d’attribution des subventions aux associations.
Selon “Dijon Avenir”, cette organisation permettrait de restaurer la confiance entre les trois piliers du fonctionnement municipal : les habitant·e·s, les élu·e·s et les agents territoriaux.
Fin du cumul des fonctions Ville-Métropole
Le point central du programme concerne le non-cumul des fonctions exécutives entre la Ville et Dijon Métropole. La liste affirme qu’actuellement, un membre de l’exécutif municipal sur deux cumule également une fonction exécutive à la Métropole (vice-présidence ou délégation). Elle dénonce une concentration des responsabilités – et des indemnités – entre un nombre restreint d’élus.
“Dijon Avenir” annonce qu’en cas de victoire :
- les adjoints et conseillers municipaux délégués ne seront pas vice-présidents ou conseillers métropolitains délégués ;
- un binôme distinct sera présenté pour incarner séparément les fonctions de Maire et de Président·e de la Métropole ;
- aucun membre de l’exécutif ne détiendra simultanément un mandat dans une autre collectivité (Département, Région) ou au Parlement.
La liste invite par ailleurs les autres équipes candidates à préciser le nom de leur futur candidat à la présidence de la Métropole.
Une critique directe de la gouvernance actuelle
La formation citoyenne vise explicitement l’actuelle majorité. Elle rappelle que François Rebsamen, aujourd’hui président de la Métropole, pourrait conserver cette fonction s’il était réélu conseiller métropolitain. Selon “Dijon Avenir”, cela représenterait un cinquième mandat à la tête de l’agglomération.
Pour le collectif, l’engagement politique ne doit pas devenir une carrière longue de plusieurs décennies. Il propose de limiter l’exercice à deux mandats consécutifs dans une même collectivité, estimant que le cumul dans le temps « abîme la démocratie locale ».
Plus de droits pour l’opposition
Enfin, la liste promet d’élargir les droits d’expression des élus d’opposition dans le règlement intérieur du conseil municipal. Elle critique les modifications adoptées sous la mandature actuelle, qui auraient restreint les temps de parole.
À un an de l’échéance municipale, “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” entend donc faire de la démocratie locale et du non-cumul des mandats l’un des marqueurs centraux de sa campagne. Reste à voir si cette promesse de « mandat citoyen » trouvera un écho auprès des électeurs dijonnais.
Communiqué d epresse du 25 février 2026 :
La liste de Dijon Avenir exercera un “mandat citoyen” pour renforcer la démocratie locale
Suite à la parution hier d’un article dans le Bien Public, la liste citoyenne “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” réaffirme ses principes de non-cumul des fonctions exécutives et rappelle les bases du “mandat citoyen” qu’elle exercera, arrivée à la Mairie.
Face à la crise démocratique qui s’aggrave elle aussi d’année en année, la liste citoyenne et participative “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” veut rendre aux habitant·e·s le pouvoir de décider et d’agir pour l’avenir de leur ville, pour leur avenir et celui de leurs enfants. A nos yeux, c’est la seule façon de rendre acceptable et donc possible un projet de bifurcation devenu nécessaire pour faire face aux crises du monde physique, notamment le changement climatique et l’épuisement des ressources.
2026-2033 sera pour nous le premier “mandat citoyen”, pour transformer le territoire et nos façons d’y vivre AVEC, PAR et POUR les habitant·e·s et les acteurs locaux. Ce projet de mandat citoyen s’articule autour de deux axes principaux : une forte augmentation de la participation citoyenne par la mise en place de plusieurs outils et mesures permettant d’atteindre les plus hauts niveaux de l’échelle de participation avec les habitant·e·s et surtout un changement profond de la gouvernance de la municipalité.
D’abord, la collégialité sera de mise dans les instances internes (notamment les commissions intérieures et la commission d’attribution des subventions aux associations) permettant de remettre de la confiance entre les trois parties prenantes essentielles au bon fonctionnement de la Ville que sont les habitant·e·s, les élu·e·s et les agents territoriaux.
Ensuite, le renforcement démocratique se traduira très concrètement par la règle de non-cumul des fonctions exécutives de la Ville et de la Métropole. Actuellement un membre de l’exécutif dijonnais sur 2 (adjoints et conseillers municipaux délégués) est également membre de l’exécutif métropolitain (vice-président ou conseiller métropolitain délégué), générant une concentration des responsabilités alors qu’elles pourraient être réparties sur un plus grand nombre de conseillers, ainsi qu’une concentration des indemnités dont le cumul est autorisé. Concrètement, les élu·e·s cumulant des fonctions d’adjoint·e au Maire et de vice-président·e de la Métropole, perçoivent 2 x 2 500 € ! Cette situation n’est pas acceptable, nous y mettrons fin.
Notre liste citoyenne et participative “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” fait le choix de présenter à sa tête un binôme de têtes de liste pour distinguer clairement les fonctions de Maire et de Présidente de la Métropole, incarnées par deux personnes distinctes. Dans notre équipe, les adjoints et conseillers municipaux délégués ne seront pas à la fois Vice-présidents ou conseillers métropolitains délégués. Nous invitons d’ailleurs chaque liste à clarifier le nom de la personne qui sera candidate à la Présidence de Dijon Métropole.
Concernant la liste de Mme Koenders, les choses sont claires : la Maire sortante a annoncé que F. Rebsamen, en 6ème position sur la liste, conservera la présidence de la Métropole. Ainsi s’il est réélu, Rebsamen rempilera pour un 5ème mandat à la tête de l’agglomération, qu’il aura dirigée durant 30 années, jusqu’à 82 ans. Ce n’est pas humain de faire travailler les gens jusqu’à un âge aussi avancé !
Le non-cumul des mandats, nous le concevons aussi entre les différents échelons de collectivités (Commune, Département, Région, Etat) : avec nous, aucun membre de l’exécutif (adjoint·e au Maire et Vice-président·e) n’aura de mandat dans une autre collectivité ou au Parlement. Et, bien sûr, non-cumul dans le temps : si l’exercice de 2 mandats consécutifs dans une même collectivité permet de gagner en connaissance du terrain et des dossiers, il est pour nous inadmissible que des élu·e·s enchaînent les mandats durant 20 voire à 30 ans comme Rebsamen. L’engagement comme élu·e peut constituer un moment dans une vie, mais jamais devenir un métier. Ces pratiques de cumul sans limite abîment la démocratie locale !
Enfin, avec notre liste à la tête de l’exécutif dijonnais, les élu·e·s d’opposition auront de nouveaux droits d’expression, définis dans le règlement intérieur, François Rebsamen ayant restreint les durées d’intervention de ses opposant·e·s dans une modification ahurissante de ce règlement !
