L’enseigne d’ultra fast fashion Shein ouvre ce mercredi un point de vente au sein du BHV de Dijon, anciennement Galeries Lafayette. Une implantation qui ravive la controverse nationale et suscite l’opposition ferme de la députée Catherine Hervieu : « Nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs en France. »
Une ouverture sous tension
L’arrivée de Shein dans la capitale des ducs de Bourgogne intervient après plusieurs mois d’incertitudes. Les Galeries Lafayette avaient rompu leur partenariat avec la Société des Grands Magasins (SGM) concernant sept établissements en région, dont celui de Dijon, en raison de leur désaccord sur l’installation de la marque.
Malgré les alertes répétées et les mobilisations locales et nationales, la SGM a maintenu sa stratégie commerciale. Cinq magasins BHV supplémentaires doivent ainsi accueillir l’enseigne.
Des pratiques controversées
La députée dénonce des « pratiques commerciales trompeuses » et des « allégations mensongères », rappelant que plusieurs non-conformités ont déjà été constatées et sanctionnées. Elle évoque également la vente controversée de produits tels que des poupées sexuelles d’apparence enfantine ou des armes de catégorie A (machettes, poings américains), qui n’auraient pas empêché la poursuite du partenariat.
Au niveau européen, l’enseigne fait l’objet de poursuites, notamment concernant la commercialisation de certains produits sensibles. En France, sa marketplace est également menacée de blocage.
Un impact économique contesté
Pour justifier son implantation, le porte-parole de Shein en France affirme vouloir démontrer que l’enseigne peut avoir « un impact positif » et contribuer à la « revitalisation des centres-villes ».
Un argument que Catherine Hervieu rejette fermement. « Shein est régulièrement accusée de concurrence déloyale », rappelle-t-elle, soulignant que les commerçants du centre-ville de Dijon s’étaient déjà opposés à l’ouverture d’une boutique éphémère en juin dernier. Selon elle, cette installation risque d’« aggraver la fragilisation des commerces indépendants déjà en difficulté ».
Environnement et droits humains au cœur des critiques
Au-delà de l’impact économique local, la députée met en cause le modèle même de l’ultra fast fashion. Elle dénonce des conditions de travail « désastreuses » dans certaines usines partenaires de la marque, évoquant des accusations d’exploitation de femmes, d’enfants et de minorités, ainsi que des violations des droits humains.
Sur le plan environnemental, elle pointe « des dégâts majeurs tout au long de la chaîne », de la production à l’élimination rapide des vêtements, souvent jetés quelques jours seulement après leur achat.
« Pour un commerce équitable et responsable »
En conclusion, Catherine Hervieu réaffirme sa position : « Nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs : pour l’environnement, pour un commerce équitable et responsable. »
L’ouverture du point de vente au BHV de Dijon marque ainsi une nouvelle étape dans le débat national sur la régulation de l’ultra fast fashion et la place de ces enseignes dans les centres-villes français.
Communiqué de presse du 25 février 2026 :
Shein à Dijon : ni ici, ni ailleurs
Après plusieurs mois d’interrogation quant à l’arrivée de Shein à Dijon, ma position reste constante : nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs en France.
Ce mercredi 25 février, l’enseigne d’ultra fast fashion Shein ouvrira un point de vente au sein du BHV de Dijon, anciennement Galeries Lafayette. Cette ouverture intervient après plusieurs mois de controverse nationale. Les Galeries Lafayette avaient en effet rompu leur partenariat avec la Société des Grands Magasins (SGM) concernant sept magasins en région, dont celui de Dijon, précisément en raison de leur opposition à l’installation de Shein dans leurs enseignes.
Malgré les alertes et les mobilisations contre l’arrivée de Shein, la SGM maintient sa politique mercantile agressive. Des pratiques commerciales trompeuses et des allégations mensongères ainsi que plusieurs non-conformités ont déjà été largement constatées et sanctionnées. La vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et celle d’armes de catégorie A, comme des machettes ou poings américains, n’aura pas suffi à démotiver la SGM d’accueillir Shein dans cinq BHV supplémentaires. L’enseigne fait aussi l’objet de poursuites au niveau européen, notamment dans l’affaire des poupées sexuelles, et au niveau national où sa marketplace est menacée de blocage.
Pour justifier cette implantation, le porte-parole de Shein en France affirme vouloir démontrer que l’enseigne peut avoir « un impact positif », en contribuant à la « revitalisation des centres-villes ». Comment ? Shein est régulièrement accusée de concurrence déloyale et les commerçant·es du centre-ville de Dijon s’opposaient déjà à l’installation de leur boutique éphémère en juin dernier.
Cela ne peut qu’aggraver la fragilisation des commerces indépendants déjà en difficulté.
Rappelons que Shein est responsable de conditions de travail désastreuses : exploitation des femmes, enfants et Ouïghours dans des usines où les droits humains sont violés. Son modèle d’ultra fast fashion engendre des dégâts environnementaux majeurs tout au long de la chaîne : de la fabrication jusqu’à la déchetterie quelques jours après l’achat du vêtement.
Nous ne voulons pas de Shein à Dijon, ni ailleurs : pour l’environnement, pour un commerce équitable et responsable.
