À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) a choisi de placer l’économie locale au cœur du débat public. Première organisation patronale interprofessionnelle représentative des TPE et PME en France, la CPME 21 a organisé, dans la continuité de son assemblée générale, un grand débat ce mercredi 25 février 2026, réunissant plusieurs candidats à la mairie de Dijon.
Cinq candidats ont répondu présent à l’invitation : Emmanuel Bichot (Agir pour Dijon – LR, Nouveau Centre, UDI, Horizons, soutenu par Reconquête!), Thierry Coudert (UDR, RN), Michel Haberstrau (Les Écologistes, PCF, L’Après, Génération.s), Nathalie Koenders (PS, MoDem, Place publique, Parti radical, Fédération progressiste) et Rémi Goguel (liste citoyenne). Tous ont accepté de confronter leurs visions et de détailler leurs priorités devant un public composé de chefs d’entreprise, d’artisans, de commerçants et d’indépendants.
En revanche, Olivier Minard (La France insoumise) et Claire Roche (Lutte ouvrière) n’ont pas donné suite aux sollicitations de la CPME 21. Selon l’organisation patronale, aucune réponse, pas même un message de refus, n’aurait été adressée. Une absence qui a été relevée en ouverture de la soirée et qui a suscité des interrogations dans l’assistance quant à l’intérêt accordé aux préoccupations du monde économique local.

L’objectif de cette rencontre était clair : permettre aux entrepreneurs de mieux comprendre les orientations économiques portées par les différentes listes. Dans un contexte où les décisions municipales influencent directement l’activité des entreprises, la CPME souhaitait offrir un espace d’échange concret et centré sur les réalités du terrain.
Les candidats ont ainsi pu exposer une partie de leurs propositions et répondre aux préoccupations exprimées sur les thématiques définies par la CPME 21. Fiscalité locale, attractivité du territoire, mobilité, sécurité, développement commercial du centre-ville, mais aussi transition numérique et écologique : chaque sujet a donné lieu à des prises de position et à des échanges parfois nourris.
Certains ont insisté sur la nécessité de stabiliser la pression fiscale afin de soutenir l’investissement ; d’autres ont mis en avant l’importance de renforcer la sécurité et l’accessibilité du centre-ville pour dynamiser le commerce. Mais ce sont surtout les questions du logement, des impôts et des transports qui ont occupé une place importante dans les échanges. Ces thématiques, directement liées au quotidien des entrepreneurs comme des habitants, ont suscité de nombreuses réactions et parfois des divergences marquées entre les candidats. La tension était d’ailleurs palpable par moments, à mesure que les positions se précisaient. Une tension qui ne devrait pas retomber à l’approche du 15 mars 2026, date du premier tour des élections municipales.
À travers cette initiative, la CPME a rappelé le rôle central des TPE et PME dans le dynamisme économique de Dijon et de son agglomération. Créatrices d’emplois et de valeur, elles constituent un maillon essentiel du tissu local et un partenaire incontournable des politiques publiques municipales. Pour l’organisation, il était indispensable que leurs enjeux soient clairement identifiés et débattus dans le cadre de cette campagne.
Ce débat marque le premier véritable face-à-face entre candidats — du moins ceux qui ont accepté l’exercice. La campagne municipale entre désormais dans une phase plus intense. Selon nos informations, un nouveau rendez-vous, considéré comme majeur, se tiendra le 4 mars prochain sur le plateau de France 3 Bourgogne, dans le cadre d’une émission spéciale consacrée aux municipales. Un moment attendu qui devrait permettre d’élargir encore le débat auprès des électeurs dijonnais.























