À quelques semaines des élections municipales prévues les 15 et 22 mars prochains, la campagne s’intensifie à Dijon. Dans un communiqué daté du 27 février 2026, la maire sortante et candidate à sa succession, Nathalie Koenders, réagit à un courrier adressé à des habitants par un élu d’opposition Emmanuel Bichot.
Selon elle, « un certain nombre de Dijonnais ont reçu un courrier émanant de monsieur Bichot, conseiller municipal d’opposition et candidat aux élections municipales », accusant la municipalité « d’entretenir des liens préoccupants avec la mouvance islamiste des frères musulmans ».
« Je réfute catégoriquement ces allégations »
Dans son communiqué, Nathalie Koenders dément fermement ces accusations. « En tant que Maire de Dijon, je réfute catégoriquement ces allégations », écrit-elle, dénonçant une dérive dans le débat public à l’approche du scrutin.
La candidate estime que « la campagne des élections municipales n’autorise pas les dérives et les calomnies » et qualifie cette initiative d’« instrumentalisation du débat » qu’elle juge « indigne ». Elle considère par ailleurs que ces méthodes seraient « conformes aux pratiques auxquelles monsieur Bichot nous a malheureusement habitués tout au long du mandat ».
Une plainte en diffamation envisagée
Face à la gravité des accusations, Nathalie Koenders indique se réserver « le droit de porter plainte en diffamation ». Elle précise toutefois qu’elle n’engagera, le cas échéant, une telle procédure qu’à l’issue du scrutin.
« Par respect pour les Dijonnaises et les Dijonnais et pour le débat démocratique qui méritent mieux que les attaques personnelles, les outrances, les injures et la judiciarisation du débat, je le ferai, le cas échéant, à l’issue des élections municipales », conclut-elle.
Communiqué de presse du 27 février 2026 :
Un certain nombre de Dijonnais ont reçu un courrier émanant de monsieur Bichot, conseiller municipal d’opposition et candidat aux élections municipales, accusant la Municipalité d’entretenir des liens préoccupants avec la mouvance islamiste des frères musulmans.
En tant que Maire de Dijon, je réfute catégoriquement ces allégations.
La campagne des élections municipales n’autorise pas les dérives et les calomnies. Une telle instrumentalisation du débat des élections municipales est indigne. Elle est cependant conforme aux pratiques auxquelles monsieur Bichot nous a malheureusement habitués tout au long du mandat.
Je me réserve le droit de porter plainte en diffamation. Par respect pour les Dijonnaises et les Dijonnais et pour le débat démocratique qui méritent mieux que les attaques personnelles, les outrances, les injures et la judiciarisation du débat, je le ferai, le cas échéant, à l’issue des élections municipales.
