Le maire de Chevigny-Saint-Sauveur, Guillaume Ruet, a adressé un courrier au Premier ministre afin de l’alerter sur les conséquences de la diminution des financements du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), prévue dans la loi de finances 2026.
La loi de finances 2026 prévoit en effet un plafonnement des recettes du CNFPT à 397 millions d’euros, ainsi que la récupération par l’État des financements supplémentaires. Une décision qui suscite une vive inquiétude parmi les élus locaux.
Le CNFPT, établissement public chargé de la formation des agents territoriaux, est financé à 100 % par les contributions des collectivités territoriales. Selon l’organisme, ce plafonnement représenterait une baisse de 45 millions d’euros de son budget. Une somme équivalente, à titre d’exemple, aux frais de déplacement de l’ensemble des agents-stagiaires, ou encore susceptible de compromettre la création d’un centre de formation dédié à la police municipale.
C’est à la lumière de ces éléments que Guillaume Ruet a écrit, fin février, au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour le sensibiliser aux répercussions concrètes de ces choix budgétaires sur les territoires.
Les communes les plus petites et les plus rurales seraient, selon lui, les premières touchées par cette réduction des moyens alloués à la formation des agents de la fonction publique territoriale.
À Chevigny-Saint-Sauveur, près de 200 agents territoriaux sont concernés : policiers municipaux, agents techniques, personnels de la petite enfance, agents administratifs… Tous dépendent directement des formations dispensées par le CNFPT pour maintenir et développer leurs compétences.
« Le développement des compétences des agents territoriaux ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire pour l’État. C’est la qualité des services de proximité rendus aux Français qui en dépend », souligne le maire dans son courrier.
Par cette démarche, l’édile demande au Premier ministre de reconsidérer le plafonnement des recettes du CNFPT et de garantir les moyens nécessaires à la formation continue des agents territoriaux. Pour Guillaume Ruet, l’enjeu dépasse le seul cadre budgétaire : il s’agit de préserver la qualité et l’efficacité du service public local, au plus près des habitants.
