À l’approche des élections municipales, un courrier signé par Éric Ciotti, président de l’Union des Droites pour la République (UDR), est actuellement distribué dans les boîtes aux lettres dijonnaises par le Rassemblement dijonnais. Dans cette lettre datée du 20 janvier 2026, l’ancien président des Républicains expose sans détour sa stratégie et sa vision pour la droite.
« Retrouver la clarté et le courage de ses convictions »
Dès les premières lignes, Éric Ciotti plante le décor : « La période que nous traversons est décisive pour notre pays comme pour nos communes. » Selon lui, la droite ne peut plus « se permettre l’hésitation, la division ou les compromis sans boussole ». Elle doit, écrit-il, « retrouver la clarté et le courage de ses convictions ».
L’ancien député assume pleinement la ligne qu’il défend depuis plusieurs mois : l’union des droites. Il rappelle avoir pris « en juin 2024 une décision historique, celle de l’alliance avec le Rassemblement national ». Une décision qu’il justifie par une « conviction simple » : « sans rassemblement, il n’y aura ni victoire ni redressement ».
Pour lui, les Français attendent « une alternative nette, fidèle à leurs valeurs et capable d’agir ».
Un soutien appuyé à Thierry Coudert
Dans ce courrier, Éric Ciotti appelle explicitement « l’ensemble des électeurs de droite » à soutenir dès le premier tour Thierry Coudert, tête de liste à Dijon.
Il décrit le candidat comme l’incarnation d’« une droite claire et fidèle à ce qu’elle est » :
- « une droite de l’autorité et de la liberté »,
- « une droite attachée à l’identité, au travail, à l’engagement local »,
- « une droite enracinée, exigeante, qui ne transige ni avec la gauche ni avec le macronisme ».
Le ton est offensif et assume une ligne de rupture avec les compromis passés.
Une étape vers « l’alternance nationale indispensable en 2027 »
Au-delà de l’enjeu local, Éric Ciotti présente ces municipales comme « plus qu’un simple rendez-vous local ». Elles constitueraient, selon lui, « une première étape politique majeure » permettant « d’installer une alternance là où la gauche s’est enracinée » et de « tourner la page d’un macronisme avec lequel une partie de la droite s’est perdue, au prix de ses convictions et de sa crédibilité ».
Le président de l’UDR évoque un « rassemblement à la fois politique et historique », ancré dans les territoires et destiné à préparer « l’alternance nationale indispensable en 2027 ».
La diffusion massive de ce courrier à Dijon marque donc une implication directe de la direction nationale de l’UDR dans la campagne municipale locale. Reste désormais à mesurer l’impact de cet appel au « rassemblement » sur la dynamique électorale dans la capitale bourguignonne.
