Dans un communiqué diffusé cette semaine, le mouvement Identité Libertés s’en prend vivement à certains responsables de droite, accusés de « droitisation de façade ». Le coordinateur régional en Bourgogne–Franche-Comté, Antoine Camus, affirme que seules des actions concrètes ont permis la fermeture d’un institut lié aux Frères musulmans dans la Nièvre.
Dans un communiqué au ton offensif, le mouvement politique Identité Libertés dénonce ce qu’il considère comme une stratégie opportuniste de certains responsables de la droite traditionnelle face aux inquiétudes liées à l’islamisme en France.
Le texte vise particulièrement Emmanuel Bichot, accusé par le mouvement de chercher à apparaître aujourd’hui comme un rempart contre les Frères musulmans. Selon Antoine Camus, coordinateur régional d’Identité Libertés en Bourgogne–Franche-Comté, cette prise de position tardive ne serait pas crédible au regard des années précédentes.
« Les responsables des Républicains qui ont participé aux différents gouvernements macronistes n’ont jamais pris les mesures nécessaires pour empêcher l’implantation de ces réseaux », affirme-t-il dans ce communiqué.
Le mouvement estime que les discours récents ne peuvent effacer « des années d’inaction et de complaisance ». À ses yeux, la lutte contre l’islamisme doit se traduire par des décisions concrètes plutôt que par des déclarations politiques.
Identité Libertés met notamment en avant la fermeture d’un institut présenté comme lié aux Frères musulmans dans le département de la Nièvre. Selon Antoine Camus, cette décision serait le résultat d’un engagement politique porté par plusieurs personnalités.
Le communiqué attribue cette fermeture à l’intervention de Marion Maréchal, présidente d’Identité Libertés, accompagnée sur place par Antoine Camus. Le mouvement cite également l’implication de Pascal Le Petit, référent d’Identité Libertés, et de Julien Guibert, député du Rassemblement national.
« Les faits sont là : certains parlent, d’autres agissent », conclut le coordinateur régional, qui affirme que son mouvement entend poursuivre une action politique « concrète » pour défendre « le territoire, les valeurs et la sécurité des concitoyens ».
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions politiques locales, à l’approche de prochaines échéances électorales, où les questions de sécurité et d’influence de l’islamisme sont régulièrement mises en avant dans le débat public.
