La modernisation de la ligne ferroviaire Dijon–Paris se poursuit. SNCF Réseau a annoncé la finalisation prochaine d’un important chantier de signalisation entre Fain-lès-Montbard (Côte-d’Or) et Nuits-sous-Ravières (Yonne), lancé en 2022 dans le cadre du programme national de Commandes Centralisées du Réseau (CCR). L’opération, qui doit s’achever fin avril 2026, constitue l’une des étapes majeures de la transformation de cet axe stratégique reliant la Bourgogne à la capitale.
Au total, plus de 130 millions d’euros seront investis sur cette ligne en 2026, dont 15,6 millions d’euros consacrés à deux chantiers principaux : la modernisation de la signalisation et le renouvellement de rails entre Blaisy et Aisy-sur-Armançon. L’objectif affiché par SNCF Réseau est clair : renforcer la sécurité, améliorer la régularité des trains et offrir une meilleure qualité de service aux voyageurs comme aux opérateurs ferroviaires.
Une « tour de contrôle » ferroviaire depuis Dijon
Le premier chantier concerne la modernisation complète du système de signalisation sur un tronçon de 27 kilomètres entre Fain-lès-Montbard et Nuits-sous-Ravières. Ce projet s’inscrit dans le vaste programme national des Commandes Centralisées du Réseau, qui vise à regrouper et digitaliser la gestion du trafic ferroviaire dans des centres régionaux de supervision comparables à de véritables tours de contrôle.
À terme, l’ensemble des installations de signalisation de ce secteur sera piloté depuis la CCR de Dijon, permettant une gestion plus centralisée et plus efficace des circulations. Selon SNCF Réseau, cette innovation représente une évolution majeure dans l’exploitation du réseau ferroviaire français. Elle doit notamment permettre :
- une supervision plus globale du réseau,
- une meilleure réactivité en cas d’incident,
- une amélioration de la régularité des trains,
- et une information voyageurs plus fiable.
Engagé depuis près de cinq ans, ce chantier mobilise des moyens techniques importants. Les travaux comprennent notamment :
- la modernisation de la signalisation sur 27 km de ligne,
- le déploiement de 120 km de câbles,
- l’installation de 21 centres techniques préfabriqués,
- l’adaptation du réseau de fibre optique,
- le remplacement de 43 nacelles de signalisation,
- et le retrait d’anciennes installations techniques devenues obsolètes.
Les opérations se poursuivent jusqu’au 26 avril 2026, avec un investissement de 11,5 millions d’euros pour l’année 2026, dans le cadre d’une enveloppe globale de 155 millions d’euros consacrée au projet CCR sur ce secteur.
Trois opérations techniques spécifiques nécessiteront également l’interruption du trafic certains week-ends : les 14-15 mars, 28-29 mars et 25-26 avril 2026. Ce dernier week-end marquera la mise en service du nouveau dispositif, mobilisant près de 300 agents.

Un second chantier pour renouveler les rails
En parallèle de la modernisation de la signalisation, SNCF Réseau mène un autre chantier essentiel sur cette ligne : le renouvellement de rails entre Blaisy et Aisy-sur-Armançon.
Financée à hauteur de 4,1 millions d’euros, cette opération consiste à remplacer près de 9 kilomètres de rails sur différentes sections de la ligne. Les travaux ont débuté le 26 janvier 2026 et doivent se poursuivre jusqu’au 17 avril 2026.
Afin de limiter l’impact sur la circulation des trains, les interventions sont réalisées en semaine, principalement entre 10 heures et 14 heures. Cette organisation permet de préserver les trains les plus fréquentés, notamment ceux des heures de pointe du matin et du soir.
Chaque jour, 45 agents et six entreprises spécialisées sont mobilisés sur le terrain pour mener à bien ces opérations. L’objectif est de renforcer la fiabilité de la ligne, d’améliorer la performance de l’infrastructure et de garantir une circulation plus fluide sur cet axe ferroviaire particulièrement fréquenté.
Maintenir la circulation sur un axe stratégique
La ligne historique Dijon–Paris constitue un axe ferroviaire majeur, utilisé aussi bien par les trains de voyageurs que par le fret. Elle est parcourue de jour comme de nuit et ne dispose pas d’itinéraire alternatif direct, ce qui impose une organisation très précise des travaux.
Face au vieillissement de certaines infrastructures, aux effets du changement climatique et à l’augmentation attendue du trafic ferroviaire, SNCF Réseau insiste sur la nécessité d’investir massivement dans la modernisation du réseau. L’entreprise rappelle également que le train représente l’un des modes de transport les plus écologiques et constitue un levier essentiel de la transition énergétique.
Pour limiter les perturbations, les chantiers sont donc programmés en milieu de journée en semaine, tandis que les périodes de forte affluence – matin, soir, week-ends et vendredis après-midi – sont autant que possible préservées. Des interruptions ponctuelles restent toutefois nécessaires pour certaines opérations techniques lourdes.
Des investissements pour préparer le rail de demain
Avec ces travaux, SNCF Réseau poursuit un objectif double : moderniser l’infrastructure ferroviaire et améliorer l’expérience des voyageurs. La centralisation de la gestion du trafic, associée au renouvellement des équipements et des rails, doit permettre à terme d’augmenter la fiabilité et la performance de la ligne Dijon–Paris.
Les chiffres clés de ces opérations illustrent l’ampleur du chantier :
- 15,6 millions d’euros investis pour ces deux opérations en 2026,
- 9 kilomètres de rails renouvelés,
- 27 kilomètres de signalisation modernisée pour la future Commande Centralisée du Réseau.
À travers ces investissements, SNCF Réseau entend accompagner le développement du transport ferroviaire et répondre aux besoins croissants de mobilité, tout en renforçant la place du train dans la transition écologique.
Pour les voyageurs de la ligne Dijon–Paris, ces travaux représentent donc une étape supplémentaire vers un réseau ferroviaire plus moderne, plus sûr et plus performant.
