La mobilisation pour la Journée internationale des droits des femmes a rassemblé un large public samedi 8 mars à Dijon. Selon l’Assemblée générale de la grève féministe (AGGF), environ 1 200 personnes ont participé aux différentes actions organisées dans la ville au cours de la journée.
Les rassemblements ont débuté vers 11 heures place Darcy avec l’installation d’une zone d’occupation féministe (ZOF). Plusieurs animations et prises de parole s’y sont déroulées avant le départ d’une manifestation dans les rues du centre-ville. Le cortège s’est finalement dispersé vers 17 h 30 place de la Libération.
Les organisateurs mettent en avant la diversité et le nombre de participants, estimant que la mobilisation témoigne d’un mouvement « massif et revendicatif » en faveur des droits des femmes et des luttes féministes.
Si la journée s’est déroulée sans incident signalé, des contrôles d’identité ont toutefois eu lieu à l’issue de la manifestation. Selon l’AGGF, une vingtaine de personnes ont été contrôlées par les forces de l’ordre après la dispersion du rassemblement.
D’après le collectif, un groupe de manifestants qui quittait la place de la Libération avec du matériel utilisé lors de la manifestation — instruments de musique, draps, enceintes ou mégaphones — aurait été suivi par des véhicules de police avant d’être contrôlé dans une rue adjacente. Plusieurs autres personnes, qui ne transportaient pas de matériel, auraient également été soumises à un contrôle d’identité.
Dans un communiqué, l’AGGF dénonce ce qu’elle considère comme une tentative d’intimidation, qu’elle attribue au procureur et aux forces de l’ordre. Le collectif estime que ces contrôles visent les mouvements sociaux et affirme son soutien aux personnes concernées.
Malgré ces événements en fin de journée, les organisateurs retiennent surtout l’ampleur de la mobilisation et annoncent leur intention de poursuivre le mouvement lors des prochaines mobilisations féministes.
Communiqué de presse du 11 mars 2026 :
8 MARS : UNE MANIFESTATION AMPLEMENT RÉUSSIE MALGRÉ LES TENTATIVES D’INTIMIDATION DU PROCUREUR
Cette année encore, le 8 mars a été une grande réussite de par le nombre et la diversité des participant·es sur l’ensemble du territoire.
À Dijon, la mobilisation a commencé aux alentours de 11h place Darcy avec l’installation d’une ZOF (zone d’occupation féministe) qui a été suivie par une manifestation qui a pris fin aux alentours de 17h30 place de la Libération. On dénombre au moins 1200 manifestant.e.s. Le message est clair : nous faisons nombre, nos mobilisations sont massives, revendicatives et pleines d’énergie.
Bien que cette journée se soit déroulée sans aucun incident, pas moins de 20 personnes ont subi un contrôle d’identité en fin de manifestation. En effet, un groupe, qui était en train de quitter la Place de la Libération emportant avec elleux le matériel qui avait servi à l’organisation de la manifestation (on parle ici d’instruments de musique, de draps, d’enceintes et de mégaphones) a été ciblé par les forces de l’ordre. Au moins quatre personnes qui n’avaient aucun matériel et qui souhaitaient juste rentrer chez elles ont également été contrôlées. Ces contrôles ne sont pas aléatoires, et nous le savons.
L’AGGF (Assemblée Générale de la Grève Féministe) dénonce fermement ces tentatives d’intimidation de la part du procureur et des forces de l’ordre. La manifestation, déclarée, ne devrait pas se terminer en contrôle comme ce qu’on a pu constater hier. Le groupe qui rentrait avec le matériel a été suivi par deux camions de police puis arrêté dans une rue plus à l’abri des regards, et bloqué par les forces de l’ordre, qui étaient bien plus nombreuses que le groupe qui subissait ce contrôle.
Nous exprimons tout notre soutien aux personnes pour qui cette formidable journée s’est terminée en démonstration de force et de pouvoir de la part de la police. Nous savons pourquoi ces contrôles ont été réalisés : c’est une tentative d’intimidation claire. La répression des mouvements sociaux est inacceptable, il faut que cela cesse immédiatement.
Nous ne lâcherons rien. Nous reviendrons encore plus nombreuxses l’année prochaine.
QUE VIVE LA GRÈVE FÉMINISTE
