À minuit ce soir, le temps de la campagne prendra fin. Les affiches resteront collées aux murs, les tracts traîneront encore sur quelques tables de cafés, mais le débat public, lui, s’arrêtera. La parole des candidats laissera place à celle, bien plus puissante, des citoyens. Dimanche, ce seront les Dijonnaises et les Dijonnais qui écriront la première page de l’avenir de leur ville.
Car une élection municipale n’est jamais un rendez-vous banal. Elle ne concerne pas seulement des programmes, des slogans ou des rivalités politiques. Elle concerne notre quotidien : nos quartiers, nos écoles, nos transports, notre sécurité, notre cadre de vie. Elle concerne la manière dont nous voulons voir évoluer Dijon dans les années à venir.
Cette année encore, la diversité des listes témoigne d’une ville vivante, engagée, traversée par des idées différentes. Cette pluralité est une richesse démocratique. Mais elle ne peut prendre tout son sens que si les citoyens se mobilisent. Une démocratie ne vit pas seulement par ceux qui se présentent, mais surtout par ceux qui votent.
Dimanche, chaque bulletin comptera. Chaque voix comptera. L’abstention n’est jamais une solution : elle laisse les autres décider à notre place. Voter, au contraire, c’est affirmer que l’on fait partie de la cité, que l’on accepte de participer à son destin.
Peu importe pour qui l’on vote. Peu importe les convictions, les sensibilités, les préférences politiques. Ce qui compte, c’est de faire vivre ce droit précieux que tant de générations ont conquis avant nous : celui de choisir librement nos représentants.
Aller voter, c’est faire vivre la République. C’est donner un sens concret aux trois mots qui figurent au fronton de nos mairies : Liberté, Égalité, Fraternité.
Liberté de choisir.
Égalité devant le suffrage.
Fraternité dans la vie démocratique qui nous unit.
Dimanche, Dijon ne sera pas seulement une ville qui vote. Elle sera une ville qui décide, une ville qui se projette, une ville qui affirme sa vitalité démocratique. Alors dimanche, prenons quelques minutes. Passons par l’isoloir. Glissons un bulletin dans l’urne. Parce que l’avenir d’une ville ne se regarde pas passer : il se construit.
F. Bauduin
