À l’approche du second tour des élections municipales à Dijon, la victoire de Nathalie Koenders semble de plus en plus probable. Plusieurs éléments politiques convergent en sa faveur et dessinent un rapport de force difficilement renversable pour ses adversaires.
Premièrement, l’absence d’alliance entre les deux principales listes concurrentes fragilise considérablement leurs chances. La liste Agir pour Dijon, conduite par Emmanuel Bichot, et celle du Rassemblement Dijonnais ont toutes deux déposé leurs listes pour le second tour sans jamais chercher à s’unir. Dans ces conditions, une victoire apparaît hautement improbable pour l’une comme pour l’autre, sauf retournement de situation exceptionnel.
Deuxième élément déterminant : le score solide obtenu par Nathalie Koenders au premier tour. Avec 39,13 % des voix, soit 18 078 suffrages, elle aborde le second tour en position de force. Ce résultat lui permet notamment de négocier en position dominante et explique l’absence d’accord avec Michel Haberstrau et sa liste Dijon change d’ère.
Malgré l’échec des discussions, un signal politique fort est venu de ce dernier camp. Dans un communiqué, Michel Haberstrau et ses colistiers ont appelé à faire barrage à ce qu’ils qualifient de « droite extrême » et d’« extrême droite », visant explicitement les listes concurrentes. Ils déclarent notamment : « aucune voix ne doit aller à la droite extrême ni à l’extrême droite, aucun poids supplémentaire ne doit leur être donné dans un Conseil municipal qui sera déjà bien terne ». Sans appeler formellement à voter pour Nathalie Koenders, cette prise de position équivaut à un soutien implicite.
Au regard de ces éléments — division des oppositions, dynamique électorale favorable et reports de voix probables — Nathalie Koenders apparaît en très bonne position pour remporter ces élections municipales. Sauf surprise majeure, ou improbable retournement de situation, l’issue du scrutin semble désormais largement en sa faveur.
