À l’issue du premier tour des élections municipales, la gauche dijonnaise sort fragilisée. Dans un communiqué publié ce mercredi, le Parti communiste français (PCF) de Côte-d’Or revient sur les résultats et appelle à une recomposition urgente, tout en donnant une consigne claire pour le second tour.
Communiqué de presse du 18 mars 2026 :
A Dijon, la liste d’union de la gauche et des écologistes « Dijon change d’ère » arrive en tête des listes véritablement de gauche avec un peu moins de 9 % (près de 21 % au total des 3 listes en question), ce qui l’élimine de l’offre politique au second tour. Les communistes ont apporté leur singularité et leurs contributions au fonctionnement de cette liste d’union. Nous avons présenté aux électrices et électeurs une liste d’union solide, pluraliste et dans laquelle chacune et chacun aura été complémentaire.
Dans toute cette campagne, nous avons entendu cette exigence d’union de la gauche écologique, sociale et solidaire. Nous avons entendu cette inquiétude forte face à la menace que représente les droites, tant celle d’extrême droite que celle de la droite extrême et leur possible association. Nous avons aussi entendu cette défiance des citoyen-ne-s face à la vie politique actuelle dans notre pays, dans notre ville. Nous mesurons cette défiance par la forte proportion des abstentions qui démontrent un système politique à bout de souffle, une forte déception face aux trahisons et/ou à la non prise en compte de l’expression populaire, et de la souffrance sociale et économique d’une partie de la population.
Avec près de 50% d’abstentions, Dijon n’échappe pas à la règle. Même si Madame Koenders est largement en tête à l’issue de ce premier tour, elle se doit de bien mesurer qui sont ses adversaires, notamment ceux restés en lice. Elle se doit aussi de mesurer que ce fort taux d’abstention est aussi le symptôme non négligeable de l’absence de concertation véritable des citoyens sur la conduite de la ville, particulièrement sur les grands projets structurants. Elle se doit aussi de mesurer que la stratégie du « bloc central », chère à Macron et au Modem, stratégie incarnée localement par F. Rebsamen ou F. Patriat notamment, n’a fonctionné nulle part ailleurs dans les toutes les autres grandes villes.
L’extrême centre représente l’absence de choix politique parce qu’il s’appuie sur l’acronyme thatchérien « il n’y a pas d’alternative ». Cette stratégie électorale nourrit le désespoir, le ressentiment et alimente le recours illusoire aux solutions autoritaires et racistes ou à l’abstention. Les communistes appellent à poursuivre cet effort d’union en souhaitant profondément que toutes les forces de gauche et écologistes retrouvent leur boussole et choisissent le pluralisme progressiste. Pour autant, dans le contexte du second tour, et pour ne pas insulter l’avenir, nous appelons clairement nos électeurs à ne pas faire le choix du pire avec la droite ou l’extrême droite.
