Ce samedi matin, la rue de la Liberté, en plein cœur de Dijon, s’est transformée en véritable scène à ciel ouvert. En cause : la prestation aussi surprenante qu’énergique de la Fanfare du Contrevent, qui a attiré passants et curieux dans une ambiance festive et chaleureuse.
Rapidement, les badauds se sont laissés emporter par les sonorités puissantes et atypiques de cette formation pas comme les autres. Entre cuivres, percussions et instruments insolites, les treize musiciens et musiciennes ont su insuffler un souffle nouveau au centre-ville, redonnant « du boum au cœur des Dijonnais ». Un moment suspendu, où la musique a rassemblé petits et grands autour d’une expérience immersive et vivante.
Pour celles et ceux qui auraient manqué ce passage remarqué, une nouvelle occasion se présente dès ce soir. La base aérienne 102 accueillera en effet le premier « Street Food Festoche », un événement mêlant gastronomie de rue et programmation musicale, où la fanfare sera de nouveau à l’affiche.

Une fanfare hors du temps
La Fanfare du Contrevent ne se contente pas de jouer : elle raconte une histoire. Inspirée librement de l’univers du roman La Horde du Contrevent d’Alain Damasio, la formation se présente comme une troupe venue d’ailleurs, portée par le vent et animée d’une énergie collective saisissante.
« Imaginez une horde d’humains venus d’on-ne-sait-où, du futur, du passé ou d’un monde parallèle », expliquent-ils sur leur site internet. Munis d’instruments à vent, de percussions et d’étranges dispositifs appelés ondulophones, ces musiciens avancent à contre-courant, dans un mouvement perpétuel où le souffle et la musique ne font qu’un.
Composée de treize artistes, majoritairement originaires de Bourgogne, la fanfare se distingue par une formation originale : deux pistonniers (trompettes), deux coulissants (trombones), quatre voltigeurs (saxophones), deux piliers (sousaphone et sax basse) et trois ferrailleurs (percussions). À la croisée des genres, leur répertoire navigue entre rock, trip-hop, jazz et électro. Une signature sonore puissante, « mutante et envoûtante », qui bouscule les codes traditionnels de la fanfare.
Une énergie collective contagieuse
Au-delà de la performance musicale, c’est surtout l’énergie collective du groupe qui marque les esprits. Sur scène comme dans la rue, les musiciens vibrent à l’unisson, créant une expérience sensorielle intense pour le public. Ce matin à Dijon, le vent s’est levé… et avec lui, une vague musicale qui n’a laissé personne indifférent.


















