Au soir du second tour des élections municipales à Dijon, marqué par la large victoire de Nathalie Koenders, Emmanuel Bichot, chef de file du mouvement Agir pour Dijon, a réagi dans un communiqué de presse diffusé le 22 mars. S’il prend acte des résultats, il adopte un ton offensif et annonce une opposition déterminée pour les années à venir.
« Au terme de ce second tour des élections municipales de Dijon, je remercie les Dijonnaises et les Dijonnais qui nous ont accordé leur confiance, avec 31 % des exprimés et 13 368 voix », écrit-il, soulignant la progression de son camp par rapport à 2020. Il revendique également le positionnement de sa campagne : « Nous avons fait le choix de dire la vérité aux Dijonnais sur la situation réelle de notre ville […] et de proposer des solutions concrètes. »
Dans son analyse du scrutin, Emmanuel Bichot attribue la victoire de la liste sortante à un large report de voix : « La liste Koenders/Rebsamen remporte cette élection avec 58 % des voix grâce à un apport massif des voix de l’extrême gauche écologiste ou insoumise (LFI). » Il estime par ailleurs que le scrutin s’est déroulé dans un contexte marqué par « une forte abstention », qu’il interprète comme le signe d’une « atonie démocratique préoccupante ».
Le candidat défait pointe également l’absence d’alternance à Dijon, évoquant « 25 ans de pouvoir » pour l’équipe sortante. Selon lui, « ceux qui voulaient un véritable changement […] se sont trop souvent résignés, abstenus ou dispersés », critiquant notamment une « candidature inutile » qui aurait, selon ses mots, « ouvertement fait le jeu des sortants ».
Le ton se durcit dans la suite du communiqué. Emmanuel Bichot dénonce « les manœuvres de cette municipalité », évoquant « le dénigrement systématique de la seule opposition sérieuse », « le mensonge systématique pour ne pas assumer son bilan » ainsi qu’« une connivence manifeste » avec d’autres candidatures. Il accuse également la majorité sortante de s’inscrire dans « l’alliance des socialistes avec LFI » et va jusqu’à évoquer « ses relations locales avec l’islamisme radical ».
Le chef de file d’Agir pour Dijon met aussi en cause certains médias locaux, s’interrogeant sur « le rôle ambigu joué […] pour influencer les résultats ».
Malgré ces critiques, Emmanuel Bichot affirme accepter le verdict des urnes : « Ce sont les électeurs qui décident et qui commandent. » Il annonce toutefois clairement la suite : « Nous assumerons notre mission dans l’opposition, avec 9 élus à la ville et 6 à la métropole, avec responsabilité […] mais sans concession. »
Enfin, il assure que son mouvement restera engagé dans la vie politique locale : « Nous serons présents dans toutes les échéances locales à venir. » Et de conclure : « Les Dijonnaises et les Dijonnais peuvent compter sur notre détermination sans faille à défendre leurs intérêts. » Avec cette réaction, Emmanuel Bichot acte sa défaite tout en posant les bases d’une opposition offensive face à la nouvelle majorité municipale.
Communiqué de presse du 22 mars 2026 :
« La municipalité sortante reconduite grâce au soutien massif de l’extrême gauche, Agir pour Dijon renforcé dans sa détermination à servir les Dijonnais »
Au terme de ce second tour des élections municipales de Dijon, je remercie les Dijonnaises et les Dijonnais qui nous ont accordé leur confiance, avec 31 % des exprimés et 13 368 voix, 9 406 en 2020.
Nous avons fait le choix de dire la vérité aux Dijonnais sur la situation réelle de notre ville, ses atouts mais aussi sa dégradation depuis plusieurs années, et de proposer des solutions concrètes pour retrouver le chemin d’une ville plus équilibrée.
La liste Koenders/Rebsamen remporte cette élection avec 58 % des voix grâce à un apport massif des voix de l’extrême gauche écologiste ou insoumise (LFI).
Je prends acte des résultats de ce second tour marqué par une forte abstention. Le tandem Koenders/Rebsamen va donc gérer la ville et la métropole pour 6 ou 7 années supplémentaires après déjà 25 ans de pouvoir. L’ absence d’alternance et le très faible taux de participation sont les symptômes d’une atonie démocratique préoccupante.
Ceux qui voulaient un véritable changement, très nombreux, se sont trop souvent résignés, abstenus ou dispersés vers une candidature inutile dans le contexte des élections municipales dijonnaises, car n’apportant rien de plus sur le fond et faisant ouvertement le jeu des sortants. Son résultat de 11 % est un échec.
Je tiens également à dénoncer les manœuvres de cette municipalité : le dénigrement systématique de la seule opposition sérieuse qui pouvait menacer leur reconduction, le mensonge systématique pour ne pas assumer son bilan, une connivence manifeste avec la candidature de Monsieur Coudert et un soutien massif de l’extrême gauche écologiste ou insoumise.
Cette municipalité socialiste qui a soutenu les candidats du Nouveau Front Populaire dans les trois circonscriptions dijonnaises en 2025 ne peut se détacher de l’alliance des socialistes avec LFI, renouvelée un peu partout en France à l’occasion des municipales, pas plus que de ses relations locales avec l’islamisme radical.
Enfin, je m’interroge sur le rôle ambiguë joué par certains media locaux pour influencer les résultats au premier tour comme au second tour.
Ce sont les électeurs qui décident et qui commandent. Nous assumeront pleinement notre rôle tel qu’il découle des résultats. Nous assumerons notre mission dans l’opposition, avec 9 élus à la ville et 6 à la métropole, avec responsabilité, comme nous l’avons toujours fait, mais sans concession, en raison de la gravité de la situation et de l’ampleur des dissimulations organisée par l’équipe en place.
Nous serons présents dans toutes les échéances locales à venir.
Les Dijonnaises et les Dijonnais peuvent compter sur notre détermination sans faille à défendre leurs intérêts.
Emmanuel BICHOT
Agir pour Dijon
