La section dijonnaise de la Ligue des droits de l’Homme organise ce vendredi une soirée-débat intitulée « S’informer, c’est résister ? », à la Maison-phare. L’événement propose de revenir sur le traitement médiatique de la mort de Quentin Deranque et d’ouvrir une réflexion plus large sur le rôle des médias dans la construction des perceptions collectives.
Dans un contexte marqué par une circulation continue de l’information, les organisateurs entendent questionner les mécanismes à l’œuvre dans les médias, qu’ils soient généralistes ou issus de la sphère d’extrême droite. Le débat portera notamment sur les choix éditoriaux qui façonnent le récit médiatique : vocabulaire employé, hiérarchisation des faits, temporalité de la couverture ou encore mise en récit.
Décrypter les récits médiatiques
À partir d’un cas concret, celui de la mort violente du militant néofasciste Quentin Deranque, la soirée vise à analyser la manière dont certains événements sont traités et interprétés dans l’espace public. L’objectif est d’encourager une lecture critique de l’information, à l’heure où les discours simplificateurs et les phénomènes de désinformation peuvent influencer durablement le débat public.
Pour les organisateurs, s’informer ne se résume pas à recevoir des contenus, mais implique une démarche active et réflexive. « S’informer de manière critique est un acte essentiel », rappellent-ils, soulignant l’importance de prendre du recul face aux narrations médiatiques et aux discours susceptibles d’alimenter les tensions sociales.
Un temps d’échange ouvert au public
Coorganisée avec plusieurs structures locales — la Maison-phare, ATTAC 21 et l’Atelier des enquêtes — cette rencontre se veut accessible et participative. Le public est invité à échanger, questionner et confronter les points de vue autour des enjeux liés à l’information et à ses usages.
La soirée débutera à 18h30 et prévoit également des modalités d’accueil adaptées, avec un espace de garde pour les enfants et un temps convivial autour d’un grignotage.
À travers cette initiative, les organisateurs espèrent susciter un débat citoyen sur la responsabilité des médias et le rôle de chacun face aux flux d’informations qui traversent la société contemporaine.

