Un important dispositif de gendarmerie a permis de porter un coup significatif à un réseau criminel implanté dans l’agglomération de Sens. Selon un communiqué diffusé le 27 mars par la gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, dix personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en lien avec un trafic de stupéfiants.
L’opération, menée le 24 mars, a mobilisé près d’une centaine de militaires. Elle est le fruit de plusieurs mois d’investigations conduites par la Section de recherches de Dijon, appuyée par le Groupe interministériel de recherches et la compagnie de gendarmerie départementale de Sens. Les enquêteurs ont ciblé un groupe structuré impliqué dans le trafic de cocaïne et de cannabis, dont les profits faisaient l’objet de circuits de blanchiment élaborés.
Les perquisitions ont permis la découverte de sommes d’argent conséquentes, parfois dissimulées de manière insolite, notamment « sous une baignoire ». Ces saisies s’ajoutent à d’autres avoirs identifiés par les enquêteurs : comptes bancaires, biens immobiliers, véhicules et objets de valeur. Au total, le montant des avoirs criminels saisis dépasse largement les 500 000 euros.
Sur le plan judiciaire, sept des dix suspects ont été présentés à la justice dans le cadre d’une comparution à délai différé. Parmi eux, deux individus ont été placés en détention provisoire, tandis que cinq autres ont été placés sous contrôle judiciaire. Les trois derniers mis en cause ont été convoqués ultérieurement devant le tribunal.
Le procès de cette affaire est prévu pour le 12 mai prochain. Cette opération illustre la mobilisation des forces de l’ordre dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et leurs circuits financiers, un enjeu majeur pour les autorités judiciaires et sécuritaires.
