Une importante opération de sécurité s’est déroulée ce lundi après-midi à la cité scolaire Carnot, située boulevard Thiers à Dijon, à la suite d’une menace à la bombe finalement jugée non fondée. Il est environ 16 heures lorsque Brice Léthier, chef de l’établissement qui regroupe collège, lycée et classes préparatoires, reçoit un appel anonyme particulièrement alarmant. Au téléphone, un individu formule une exigence aussi surprenante qu’inquiétante : obtenir une liste d’élèves, sous peine de faire exploser l’établissement.
Selon les autorités, les propos tenus sont décrits comme « rocambolesques, obscurs et incohérents ». Mais face à la menace, aucun doute n’est permis. La décision est prise sans délai : l’établissement est entièrement évacué. L’alarme intrusion est déclenchée et les élèves sont regroupés dans le calme sur les terrains de sport. Très rapidement, un important dispositif est déployé. Les forces de la police nationale et municipale interviennent sur place, appuyées par les militaires de l’opération Opération Sentinelle.
Un périmètre de sécurité est instauré autour de la cité scolaire. Une portion du boulevard Thiers est fermée à la circulation, tandis que les lignes de bus L3 et L6 sont déviées. Sur place, les forces de l’ordre procèdent à une inspection minutieuse des bâtiments afin d’écarter toute présence d’engin explosif. Pour les élèves et les personnels, l’inquiétude monte progressivement. Beaucoup réalisent qu’il ne s’agit pas d’un simple exercice en découvrant le déploiement des forces de sécurité. Pendant près de deux heures, le doute persiste.
Ce n’est qu’aux alentours de 18 heures que la situation s’est clarifiée : aucune menace n’a été détectée. L’alerte a été levée, confirmant qu’il s’agissait d’une fausse alerte.Si aucun blessé n’est à déplorer, l’incident reste néanmoins sérieux. Près de 2 400 élèves et membres du personnel ont été évacués. Les équipes éducatives ont dû gérer une situation sous tension, tandis que d’importants moyens publics ont été déployés.
Car même en l’absence de danger réel, les conséquences sont bien concrètes : perturbation des cours, mobilisation des forces de sécurité et inquiétude pour les familles. Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’auteur de cet appel. Ce type de menace constitue un délit pénal passible de sanctions lourdes. Ce lundi soir, le calme était revenu boulevard Thiers. Mais une question demeure : qui est à l’origine de cet acte, et dans quel but ?
