La publication de la nouvelle carte scolaire en Côte-d’Or suscite une vive contestation. En cause : un projet actant 69 fermetures de classes pour seulement 23 ouvertures dans le premier degré, dans un contexte déjà tendu pour l’école publique.
Selon un communiqué diffusé par La France insoumise 21, ces décisions s’inscrivent dans les conséquences directes de la loi de finances 2026, adoptée à l’Assemblée nationale via l’article 49.3. Le texte prévoit notamment la suppression de 4 000 postes d’enseignants à l’échelle nationale, dont 33 dans le département.
Communiqué de presse du 31 mars 2026 :
69 fermetures de classes et 33 suppressions de postes en Côte-d’Or : une situation inacceptable.
Les conséquences de la loi de finances 2026, adoptée via l’article 49.3 à l’Assemblée nationale malgré l’opposition des députés de La France insoumise, se font durement sentir. Cette loi prévoit notamment la suppression de 4 000 postes d’enseignants à l’échelle nationale, dont 33 dans le premier degré en Côte-d’Or, fragilisant encore davantage une école publique déjà sous tension. Dans un département aussi rural que la Côte d’or, où les regroupements pédagogiques sont nombreux, la fermeture d’une classe signifie souvent risquer la fermeture définitive de l’école du village. Cela met alors en péril toute la vie d’une commune.
Le 30 mars 2026, le Comité social d’administration départemental (CSA) s’est réuni et le DASEN a proposé son projet de carte scolaire : 69 fermetures et seulement 23 ouvertures de classes. Dès lors, l’Inspecteur académique a ignoré la mobilisation des enseignant·es et des parents d’élèves, pourtant fortement engagé·es à travers des blocages, des grèves, des manifestations et un rassemblement réunissant près de 300 personnes. Malgré une situation critique dans de nombreux établissements, seules deux écoles ont, à ce jour, échappé à la fermeture sur 71 écoles menacées.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ce mépris et exigeons l’annulation de toutes les fermetures. Celles-ci provoquent des classes surchargées, un non-respect du rythme des enfants – notamment en maternelle, où certains sont contraints de rejoindre des classes élémentaires – ainsi qu’une réponse insuffisante aux besoins des élèves en difficulté, à besoins particuliers ou en situation de handicap. Dans ces conditions, l’inclusion devient une violence pour les enfants concernés, faute de moyens adaptés.
Par ailleurs, l’école souffre d’un manque criant d’enseignants, en particulier pour assurer les remplacements : entre janvier et mars 2026, plus de quarante classes sont restées sans enseignant dans le département. Cette situation entraîne une dégradation majeure des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des enseignants.
Rien ne justifie donc une telle saignée ! Nos enfants ne peuvent pas être une simple variable d’ajustement budgétaire. D’autant plus que le gouvernement fait le choix d’augmenter significativement les crédits alloués au ministère des Armées, dont le budget dépasse désormais, fait inédit, celui de l’Éducation nationale. Nous réaffirmons avec force notre exigence : des moyens pour l’école, pas pour la guerre !
Nous exigeons des député·es Catherine Hervieux, Océane Godard et Pierre Pribetich qu’ils et elles s’expliquent auprès des parents et des enseignant·es mobilisé·es, après leur refus de voter la censure à l’Assemblée nationale qui aurait pu éviter cette hécatombe. Au lieu de défendre la politique destructrice du gouvernement iels devraient mettre tout en œuvre pour redonner à l’école publique les moyens d’assurer sa mission.
Les élu·es insoumis·es de Côte-d’Or réaffirment leur soutien total aux syndicats enseignants, aux parents d’élèves et à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour défendre leur école. Ils et elles resteront engagé·es à leurs côtés pour promouvoir une école publique qui protège, instruit et émancipe tous les enfants du territoire.
