Réuni en séance publique le 31 mars 2026, le conseil municipal de Quetigny a adopté une série de décisions structurantes qui dessinent les grandes orientations politiques, sociales et budgétaires de la commune pour l’année 2026. Derrière des délibérations techniques — création de commissions, désignations d’élus, fixation des indemnités — se dessine en réalité une stratégie globale, articulée autour d’un équilibre délicat entre maîtrise financière et maintien d’un haut niveau de services publics.
Une organisation politique repensée pour gagner en efficacité
Premier axe fort de cette séance : la structuration du travail municipal à travers la mise en place de huit commissions thématiques. Ce découpage, loin d’être anecdotique, constitue le socle du fonctionnement politique de la collectivité pour les mois à venir.
Chaque commission se voit confier un champ d’intervention précis, permettant une spécialisation des élus et un suivi plus fin des politiques publiques. Ainsi, la commission Enfance, Jeunesse et Médiation urbaine devra répondre aux enjeux éducatifs et de cohésion sociale, dans un contexte où les collectivités locales jouent un rôle croissant auprès des jeunes publics.
Dans le même temps, la commission Solidarités, Logement, Santé et Politique de l’âge incarne la volonté de la municipalité de maintenir un haut niveau d’accompagnement des populations les plus vulnérables, qu’il s’agisse des personnes âgées, des familles en difficulté ou des habitants confrontés à des problématiques de logement.
Les enjeux environnementaux, désormais incontournables, trouvent également leur place avec la commission Urgence climatique et Développement soutenable, traduisant une prise en compte accrue des impératifs de transition écologique à l’échelle locale.
À ces commissions s’ajoutent celles dédiées à la vie associative et sportive, à la démocratie participative et aux droits des femmes, aux finances et à l’emploi, à la culture et au patrimoine. Un ensemble cohérent, qui reflète la diversité des politiques publiques portées par la commune.
Une présence renforcée dans les instances locales
Au-delà de son organisation interne, le conseil municipal a également procédé à plusieurs désignations importantes. Cinq élus ont ainsi été nommés pour siéger au conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS), une instance clé dans la mise en œuvre des politiques sociales de proximité.
Ce choix, qui associe des membres de la majorité et de l’opposition, témoigne d’une volonté d’assurer une certaine représentativité dans la gestion des dispositifs sociaux, souvent en première ligne face aux difficultés économiques et sociales des habitants.
Dans le domaine éducatif, la commune a également désigné ses représentants au sein des conseils d’écoles et d’établissements. De la maternelle au lycée, ces élus auront pour mission d’assurer le lien entre la municipalité et les équipes pédagogiques, notamment sur les questions d’équipements, de sécurité ou de projets éducatifs.
Cette implication directe dans la vie scolaire illustre l’importance accordée par la municipalité à l’éducation, considérée comme un levier essentiel de cohésion et d’avenir.

Des indemnités encadrées dans un souci de modération
Autre sujet sensible abordé lors de cette séance : les indemnités des élus. Dans un contexte où la gestion des deniers publics est scrutée de près, le conseil municipal a fait le choix de ne pas appliquer les plafonds maximums autorisés par la loi.
Les indemnités de la maire sont ainsi fixées à 49 % du plafond légal, tandis que celles des adjoints et des conseillers délégués restent également en deçà des seuils autorisés. Une décision présentée comme un marqueur de sobriété, visant à concilier reconnaissance de l’engagement des élus et responsabilité budgétaire.
Un contexte financier de plus en plus tendu
Mais c’est sans doute sur le terrain budgétaire que les enjeux apparaissent les plus pressants. Le débat d’orientations budgétaires pour 2026 a mis en lumière les tensions croissantes auxquelles sont confrontées les collectivités locales.
La municipalité pointe notamment la baisse continue des dotations de l’État, qui réduit progressivement les marges de manœuvre financières des communes. À cette contrainte structurelle s’ajoute une augmentation des dépenses, estimée à 2,5 %, liée en grande partie à des facteurs externes.
Parmi ceux-ci figurent la hausse des charges salariales, notamment en raison de l’augmentation des cotisations à la CNRACL, mais aussi l’envolée des coûts de l’énergie, qui pèse lourdement sur les budgets locaux.
Dans ce contexte, la construction du budget 2026 s’annonce particulièrement délicate, nécessitant des arbitrages précis et une gestion rigoureuse.
Maintenir le cap : un budget « responsable et engagé »
Face à ces contraintes, la municipalité affiche une ligne politique claire : conjuguer responsabilité financière et ambition pour le territoire.
Responsabilité, d’abord, avec la volonté de maîtriser les dépenses de fonctionnement et de ne pas augmenter la pression fiscale sur les habitants. Un choix qui vise à préserver le pouvoir d’achat, dans un contexte économique déjà tendu pour de nombreux ménages.
Engagement, ensuite, à travers le maintien d’un niveau d’investissement élevé, estimé à 4,5 millions d’euros. Cet effort financier doit permettre de poursuivre plusieurs projets structurants pour la commune.
Parmi eux, la rénovation thermique du groupe scolaire des Aiguisons s’inscrit pleinement dans les objectifs de transition énergétique. La finalisation des équipements sportifs de la Plaine Mendès-France et des Cèdres répond, quant à elle, aux attentes en matière de pratique sportive et de qualité de vie. Enfin, la modernisation du patrimoine communal témoigne d’une volonté de valoriser et de pérenniser les équipements publics.
Une équation complexe pour les années à venir
Au-delà des décisions immédiates, cette séance du conseil municipal met en lumière les défis auxquels Quetigny devra faire face dans les années à venir. Entre contraintes financières croissantes, attentes élevées des habitants et nécessité d’investir pour l’avenir, la commune évolue dans un environnement de plus en plus exigeant.
L’équation est claire : continuer à développer le territoire sans alourdir la charge fiscale, tout en absorbant des coûts en hausse et des ressources en baisse. Un équilibre fragile, que la municipalité entend maintenir à travers une gestion rigoureuse et des choix politiques assumés.
Découvrez les délégations des 8 adjointes, adjoints et 3 conseillères, conseiller délégués à la Maire Isabelle Pasteur :
- Sophie PANNETIER, 1ère adjointe déléguée à l’enfance, à la jeunesse et à la médiation urbaine
- Moulay JELLAL, 2e adjoint délégué à la solidarité, au logement, à la politique de la ville et aux relations internationales
- Valérie PONTONNIER, 3e Adjointe déléguée à la culture, aux arts et à la vie festive
- Tanguy BAGNARD, 4e Adjoint délégué aux finances, à l’emploi, à l’insertion professionnelle, aux relations avec les entreprises et à l’économie sociale et solidaire
- Catherine GOZZI, 5e Adjointe déléguée à la vie associative et aux sports
- Arnaud DEMANGE, 6e Adjoint délégué au patrimoine
- Sarah BOUNEFIKHA, 7e Adjointe déléguée à la démocratie participative et locale et aux droits des femmes
- Philippe SCHMITT, 8e Adjoint délégué à l’urgence climatique, au développement soutenable et à l’accessibilité
- Patricia BONNEAU, conseillère déléguée à l’inclusion, au handicap, à la lutte contre les discriminations et aux cérémonies patriotiques
- Véronique BACHELARD, conseillère déléguée à l’autonomie des jeunes
- Dominique GANAYE-LEHMANN, conseiller délégué à la santé et aux politiques de l’âge
