Cette année, le traditionnel défilé du 1er mai à Dijon s’annonce particulièrement suivi dans un contexte social marqué par une hausse du coût de la vie, notamment l’augmentation du prix des carburants. Une situation qui ravive les inquiétudes des travailleurs et donne une résonance particulière à cette journée de mobilisation.
Pas moins de cinq organisations syndicales ont annoncé leur participation au cortège : CGT, Solidaires, FSU, Force Ouvrière et CFDT. Une mobilisation unitaire qui traduit une volonté commune de peser davantage face aux enjeux économiques actuels.
Comme le veut la tradition, la manifestation s’élancera à 10 heures depuis la place Wilson, à Dijon, avant de parcourir les principales artères de la ville.
L’an dernier, seules quatre organisations — CGT, FO, FSU et Solidaires — avaient appelé à manifester. Le rassemblement avait alors réuni plusieurs centaines de personnes au départ, avant de se transformer en un cortège plus conséquent. Selon les syndicats, près de 2 000 manifestants avaient défilé, contre 1 500 d’après les chiffres de la police. À noter que l’entreprise Tetra Pak avait symboliquement pris la tête du cortège, illustrant les préoccupations industrielles locales.
Dans un climat économique plus tendu encore cette année, notamment en raison de la flambée des prix de l’essence et de l’inflation persistante, les syndicats espèrent une mobilisation en hausse.
Une manifestation prévue ce jeudi
Dans ce contexte de hausse des prix de l’énergie et d’inquiétudes croissantes sur le pouvoir d’achat, une mobilisation est annoncée à Dijon. Le syndicat Solidaires 21 appelle à une manifestation ce jeudi 23 avril 2026 à 18h, avec un rassemblement prévu place Darcy.
L’appel est également relayé par la CGT Côte-d’Or, qui invite à une mobilisation large face à la vie chère. Dans un communiqué publié le 20 avril, l’organisation met en avant plusieurs revendications fortes, parmi lesquelles des augmentations générales des salaires, l’indexation automatique sur les prix afin de préserver le pouvoir d’achat, ainsi que le blocage du prix des carburants.
La CGT défend également l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la revalorisation des métiers les plus précaires et la lutte contre les formes d’emploi instables. Elle appelle par ailleurs à conditionner les aides publiques versées aux entreprises, estimées à plusieurs centaines de milliards d’euros, afin de mieux financer les services publics et la protection sociale.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité d’une première action organisée le 14 avril et vise à amplifier la contestation autour du coût de la vie, dans un contexte économique et social de plus en plus tendu.
