À l’occasion de l’anniversaire du 21 avril 2002, François Rebsamen, président de Dijon Métropole et ancien ministre, livre une analyse préoccupée de la situation politique actuelle. Dans un communiqué diffusé ce jour, il appelle à une prise de conscience collective face à la progression durable de l’extrême droite en France.
Le souvenir du choc électoral de 2002, marqué par la qualification de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle, reste selon lui une « date qui ne s’efface pas ». Un événement qui, écrit-il, illustre les conséquences des divisions politiques et des « aveuglements collectifs ».
Vingt-quatre ans plus tard, si le contexte a évolué, le danger persiste, voire s’est enraciné. François Rebsamen souligne que ce risque s’est « installé » dans le paysage politique, jusqu’à être parfois perçu comme une alternative crédible par une partie de l’électorat.
L’élu dijonnais insiste sur les raisons profondes de cette dynamique. Le vote en faveur du Rassemblement national traduit, selon lui, des inquiétudes majeures : pouvoir d’achat en berne, fragilisation des services publics, sentiment de déclassement, préoccupations sécuritaires et doutes quant à la capacité de la République à protéger ses citoyens.
Face à ce constat, il interpelle directement la gauche de gouvernement, qu’il estime pleinement responsable. Celle-ci doit, selon lui, « regarder la réalité en face » et apporter des réponses concrètes aux attentes des Français, notamment dans leur vie quotidienne.
François Rebsamen plaide pour un retour aux fondamentaux d’une gauche capable d’allier justice sociale, sens des responsabilités et crédibilité dans l’exercice du pouvoir. Une ligne politique qu’il appelle à reconstruire, en phase avec les préoccupations réelles de la population.
Au-delà du simple réflexe de « faire barrage » à l’extrême droite, l’ancien ministre invite à une ambition plus large : restaurer la confiance démocratique. « Il s’agit de prouver que la République peut tenir ses promesses », affirme-t-il, condition indispensable pour éviter que les fractures politiques du passé ne se reproduisent.
Communiqué de presse du 21 avril 2026 :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE FRANÇOIS REBSAMEN, PRÉSIDENT DE DIJON MÉTROPOLE, ANCIEN MINISTRE
Avec l’accession de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002 reste une date qui ne s’efface pas. Elle rappelle ce que peuvent produire les divisions, les renoncements et les aveuglements collectifs.
Vingt-quatre ans plus tard, le contexte a changé, mais le risque demeure. Il s’est même installé, banalisé, parfois présenté comme une alternative crédible.
Le vote en faveur du RN exprime des inquiétudes profondes dans le pays : pouvoir d’achat, services publics, sentiment de déclassement, sécurité, capacité de la République à protéger.
La responsabilité de celles et ceux qui se réclament d’une gauche de gouvernement est entière. Regarder la réalité en face. Répondre concrètement aux attentes. Agir dans la vie quotidienne.
La gauche est forte quand elle sait conjuguer justice sociale, responsabilité et capacité à gouverner. C’est cette voie qu’il faut retrouver.
Nous pouvons et devons y contribuer, avec des idées simples, utiles, en phase avec ce que vivent les Français. Une gauche fidèle à ses valeurs d’humanisme, capable d’apporter des réponses concrètes, comme elle a su le faire dans le passé.
Il ne s’agit pas seulement de faire barrage. Il s’agit de redonner confiance et de prouver que la République peut tenir ses promesses. C’est à cette condition que l’histoire ne se répétera pas.
