À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce 3 mai, le Parti Radical tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié par sa fédération de Côte-d’Or, le parti dénonce une dégradation inquiétante de la situation des médias à l’échelle mondiale comme en France, et appelle à des actions concrètes pour protéger l’indépendance du journalisme.
Selon le dernier classement de Reporters Sans Frontières, l’année 2026 marque un tournant préoccupant : pour la première fois depuis un quart de siècle, plus de la moitié des pays se trouvent dans une situation jugée « difficile » ou « très grave » en matière de liberté de la presse. Le constat est sans appel : journalistes tués, emprisonnés ou réduits au silence, tandis que moins de 1 % de la population mondiale vit désormais dans un pays où l’information circule librement.
Une inquiétude qui concerne aussi la France
Si la France se classe 25e, elle n’échappe pas à ces signaux d’alerte. Le communiqué évoque notamment les tensions récentes autour d’une commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Pour Maxime Moulazadeh, secrétaire général du Parti Radical de Côte-d’Or, ces événements soulèvent une question majeure : celle du risque d’instrumentalisation des institutions pour fragiliser les médias publics.
La sénatrice Nathalie Delattre, également présidente du Parti Radical et membre de la commission sénatoriale de la culture, suit de près ces évolutions. Le parti estime qu’une « ligne rouge » pourrait être franchie si l’indépendance des médias venait à être compromise.
Une tradition historique de défense de la presse
Fondé en 1901, le Parti Radical revendique un héritage profondément attaché à la liberté d’expression. Il rappelle notamment l’engagement de Georges Clemenceau, figure emblématique du mouvement, pour qui une presse libre constituait un pilier essentiel de la démocratie.
Dans cette lignée, Jean-Philippe Morel, président de la fédération de Côte-d’Or, insiste sur une vision nuancée : défendre la liberté de la presse ne signifie pas exonérer les journalistes de toute critique, mais garantir les conditions nécessaires à leur travail — pluralisme, indépendance économique, protection des sources et sécurité.
De nouvelles menaces pour le pluralisme
Le communiqué souligne également l’évolution des menaces pesant sur les médias. Si la censure étatique et la répression physique demeurent dans certains pays, d’autres formes de pression émergent : concentration des médias entre quelques groupes, pressions économiques, procédures judiciaires abusives (dites « procédures-bâillons »), et prolifération de la désinformation.
Pour le Parti Radical, ces phénomènes fragilisent le pluralisme et nécessitent une réponse politique forte. « Le pluralisme ne se décrète pas : il se protège activement », affirme le texte.
Un appel à des mesures concrètes
En conclusion, Nathalie Delattre appelle à passer des mots aux actes. Le Parti Radical propose notamment l’adoption d’une loi-cadre ambitieuse sur l’indépendance des médias, une vigilance accrue du Parlement et un refus ferme de toute tentative d’affaiblissement du journalisme.
« La démocratie se mesure à la liberté de ceux qui l’informent », rappelle la sénatrice. Un message qui résonne particulièrement en cette Journée mondiale de la liberté de la presse, dans un contexte international jugé de plus en plus préoccupant.
Communiqué de presse du 3 mai 2026 :
Attentat Liberté de la Presse : une liberté à défendre !
Ce 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse prend un relief particulièrement sombre. Le classement 2026 de Reporters Sans Frontières est le plus préoccupant depuis un quart de siècle : pour la première fois, plus de la moitié des pays du monde se trouvent en situation « difficile » ou « très grave ». Des journalistes sont tués, emprisonnés, réduits au silence. Le taux de population vivant dans un pays où la presse est réellement libre est tombé à moins de 1 %. Ces chiffres nous rappellent l’état du monde et l’urgence d’agir.
« La France, classée 25ème, n’est pas épargnée par ces signaux d’alerte. Il y a quelques jours, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a autorisé, au terme d’un vote très serré, la publication d’un rapport dont les méthodes ont suscité l’indignation de nombreux élus. Nathalie Delattre, présidente du Parti Radical et membre de la commission sénatoriale de la culture, de la communication et du sport, suit ces dérives avec une vigilance particulière. Derrière la polémique procédurale, c’est une question de fond : nos institutions peuvent-elles être instrumentalisées pour fragiliser les médias du service public ? C’est une ligne rouge que le Parti Radical refuse de voir franchie. » indique Maxime MOULAZADEH, Secrétaire général du Parti Radical de Côte-d’Or.
Le Parti Radical, fondé en 1901, est le plus ancien parti politique de France. Défendre la liberté d’expression et de la presse est inscrit dans son ADN républicain depuis l’origine. Georges Clemenceau, l’une de ses figures tutélaires, fut journaliste avant d’être homme d’État convaincu que la presse libre est un contre-pouvoir indispensable à toute démocratie digne de ce nom. Cette conviction traverse notre histoire depuis 125 ans et guide encore notre engagement aujourd’hui.
« Défendre la liberté de la Presse, ce n’est pas exonérer les journalistes de toute critique, ni idéaliser les rédactions. C’est aussi garantir que les conditions d’exercice du journalisme ; pluralisme, indépendance économique, protection des sources, sécurité physique ; soient préservées et renforcées. C’est refuser que l’information devienne un instrument au service de quelques-uns. C’est considérer que le droit des citoyens à être informés est un droit fondamental, pas une variable d’ajustement. » précise Jean-Philippe MOREL, Président du Parti Radical de Côte-d’Or.
Les menaces ont changé de visage. Elles ne viennent plus seulement de la censure d’État ou de la répression physique, même si celles-ci perdurent dans trop de pays. Elles viennent aussi de la concentration capitalistique des médias entre quelques mains, des pressions économiques qui asphyxient les rédactions indépendantes, des procédures-bâillons qui épuisent les journalistes, et d’un flot de désinformation qui noie l’information vérifiée. Le pluralisme ne se décrète pas : il se protège activement.
« En ce 3 mai, le Parti Radical appelle à des actes concrets : une loi-cadre ambitieuse sur l’indépendance des médias, une vigilance constante de la représentation nationale, et le refus de toute complaisance face aux tentatives d’affaiblissement du journalisme. La démocratie se mesure à la liberté de ceux qui l’informent. Ce combat, nous le menons depuis plus d’un siècle et nous continuerons. Les mots ne suffisent plus » annonce la Sénatrice Nathalie DELATTRE, Présidente du Parti Radical.
