À Dijon puis à Besançon, la Bourgogne-Franche-Comté a ouvert un débat inédit en France sur l’avenir du soin et des solidarités. Organisées les 5 et 7 mai dans le cadre des États généraux de la bioéthique, ces journées de réflexion citoyenne ont réuni plus de 150 participants autour d’une question centrale : « Qui prendra soin de nous demain ? ».
Portées par le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) et l’Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé (IPVS), ces rencontres ont associé de nombreux partenaires institutionnels et acteurs du territoire, parmi lesquels l’Agence régionale de santé, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les universités, le Rectorat, France Assos Santé ou encore la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie.
L’initiative se distingue par son caractère inédit. Aucune autre région française ne s’était jusqu’ici engagée dans les États généraux de la bioéthique selon un modèle aussi large de débat démocratique territorialisé. Citoyens, représentants associatifs, professionnels de santé, experts, étudiants et lycéens ont ainsi pu confronter leurs expériences et leurs visions sur les grands défis à venir.
Au cœur des échanges : les profondes mutations démographiques et sociales qui transforment déjà le système de santé. Vieillissement de la population, baisse durable de la natalité, progression des situations de vulnérabilité ou encore avancées médicales interrogent la capacité collective à maintenir un modèle solidaire et soutenable.
Les débats ont notamment porté sur trois grands enjeux éthiques : la responsabilité sociale de la médecine, la soutenabilité financière et humaine du système de santé, ainsi que l’avenir des solidarités dans une société confrontée à une recomposition démographique sans précédent.
Pour les organisateurs, ces rencontres avaient également vocation à replacer les territoires au cœur de la réflexion nationale portée par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Les contributions recueillies en Bourgogne-Franche-Comté alimenteront le rapport national des États généraux de la bioéthique et pourraient servir de base aux futurs débats parlementaires sur l’évolution de la loi de bioéthique.
La participation active des jeunes générations a marqué l’un des temps forts de ces journées. Des lycéens et étudiants en médecine ont pris part aux discussions, rappelant que les choix éthiques débattus aujourd’hui façonneront leur avenir autant que celui de l’ensemble de la société.
À travers cette démarche, la Bourgogne-Franche-Comté entend démontrer que les questions liées au soin, à la dépendance et aux solidarités ne relèvent pas uniquement des experts ou des institutions, mais concernent chaque citoyen. Un débat de société appelé à prendre de l’ampleur dans les années à venir.


Communiqué de presse du 7 mai 2026 :
En Bourgogne-Franche-Comté, un débat démocratique inédit pour penser l’avenir du soin et des solidarités
Dans le cadre des États généraux de la bioéthique, pilotés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), deux journées de débat démocratique régional « Qui prendra soin de nous demain ? » ont été organisées le 5 mai à Dijon et le 7 mai à Besançon.
Ces rencontres, portées par le Conseil économique, social et environnemental régional de Bourgogne-Franche-Comté (CESER) et l’Institut pour la prévention des vulnérabilités liées à la santé (IPVS) ont été organisées en partenariat avec l’ARS, la Région, le Rectorat, les Universités, le Pôle de gérontologie et d’innovation (PGI), l’Espace de réflexion éthique régional, France Assos Santé et la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA).
Un débat régional unique en France sur un enjeu essentiel pour tous et toutes
Ce débat constitue une initiative inédite à l’échelle nationale : aucune autre région en France ne s’est engagée dans les États généraux de la bioéthique selon ce modèle de débat démocratique territorialisé, associant de manière transversale plus de 150 citoyen∙nes, représentant·es de la société civile, expert·es, professionnel∙les et jeunes générations.
Il a porté sur un sujet majeur, essentiel et universel : l’avenir du système de santé et des solidarités dans une société profondément transformée par les mutations démographiques, sanitaires et sociales. Ces questions concernent l’ensemble de la population, aujourd’hui comme demain.
Un espace de réflexion collective ancré dans les territoires
Inscrites pleinement dans la démarche nationale du CCNE, ces rencontres ont offert un espace de réflexion permettant de croiser les regards et les expériences à l’échelle régionale.
Les contributions issues de ces échanges alimenteront le rapport des états généraux de la bioéthique qui sera réalisé par le CCNE. Elles serviront de point d’appui lors des futurs débats sur la loi de bioéthique, elles contribueront à la nécessaire réflexion collective sur les choix éthiques qui structureront la société de demain.
Répondre aux défis de multiples transitions
Le débat s’est inscrit dans un contexte de profonde transition démographique :
- l’allongement de la durée de la vie,
- la baisse durable de la natalité,
- l’augmentation des situations de vulnérabilité (personnes vivant avec une altération de leur santé),
- les progrès médicaux, porteurs à la fois d’espoirs et de nouvelles responsabilités collectives.
Ces évolutions interrogent la capacité de notre société à prendre soin, à garantir un système de santé soutenable et à repenser les formes de solidarité nécessaires à la cohésion sociale.
Trois enjeux éthiques centraux pour l’avenir
Les débats régionaux ont abordé trois enjeux éthiques majeurs :
- la responsabilité sociale de la médecine,
- la soutenabilité du système de santé,
- l’avenir des solidarités face à la recomposition démographique.
Une parole donnée à toutes les générations
La participation active de lycéen·nes et d’étudiant·es en médecine a constitué un temps fort de ces journées, soulignant l’importance d’associer les jeunes générations à la réflexion sur des choix éthiques qui façonneront leur avenir et celui de l’ensemble de la société.
