Le CRIF Bourgogne-Franche-Comté condamne fermement la dégradation d’une plaque commémorative dédiée à la mémoire de la famille Frenkel, survenue à Chenôve dans la nuit du 3 au 4 juin. Dans un communiqué publié le 5 juin, l’organisation dénonce un acte de vandalisme visant un lieu de mémoire lié à la Shoah.
Cette stèle rend hommage à la famille Frenkel, arrêtée en France par la gendarmerie française avant d’être déportée puis exterminée à Auschwitz par les nazis. Pour le CRIF Bourgogne-Franche-Comté, cette plaque ne constitue pas seulement un repère mémoriel local : elle participe à la transmission du souvenir de la Shoah et rappelle la responsabilité de chacun face à l’antisémitisme.
L’organisation estime que cette dégradation revêt une gravité particulière dans le contexte actuel. Elle évoque une hausse des agressions, discriminations et appels au boycott visant les citoyens juifs, et considère que les lieux de mémoire jouent un rôle essentiel pour alerter sur la persistance de l’antisémitisme. Le CRIF BFC souligne également que la période actuelle présente, selon lui, des symptômes inquiétants rappelant ceux des années 1920 et 1930, marquées par la progression de l’antisémitisme en France et en Allemagne.
Selon le communiqué, la dégradation constatée semble avoir ciblé exclusivement la stèle. Cet élément fait craindre au CRIF Bourgogne-Franche-Comté un acte à caractère antisémite. L’organisation qualifie les faits de choquants et condamnables.
Le communiqué est signé par Émilie Sananès, vice-présidente du CRIF Bourgogne-Franche-Comté, et Laurent Hofnung, président de l’organisation. Tous deux appellent, à travers cette prise de position, à rappeler l’importance de la mémoire et de la vigilance face aux actes antisémites.
Communiqué de presse du 5 juin 2026 :
Nous condamnons l’acte de vandalisme qui a eu lieu à Chenove pendant la nuit du 3 au 4 juin contre la plaque commémorative de la déportation et l’assassinat de la famille Frenkel.
Cette stèle permettant de transmettre le souvenir de la Shoah (la famille Frenkel, comme de nombreux juifs en France, a été arrêtée par la gendarmerie française, puis déportée et exterminée à Auschwitz par les nazis) et de rappeler la nécessaire responsabilité de chacun face à l’antisémitisme.
Elle revêt une importance accrue face à l’explosion d’agressions, discriminations, boycotts à l’encontre de nos concitoyens juifs. Cette stèle doit aussi nous rappeler que la période actuelle que nous vivons, se caractérise par des symptômes qui nous rappellent malheureusement les années 1920 – 1930 qui virent la progression de l’antisémitisme en France comme en Allemagne.
Cette dégradation est isolée, elle apparaît avoir ciblé exclusivement la stèle, ce qui fait soupçonner un acte antisémite, choquant et condamnable.
Emilie Sananès Vice-présidente
Laurent Hofnung Président
